La revue SIC de Pierre Albert-Birot, rue de la Tombe-Issoire (1916-1919)

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Je viens d’apprendre que SIC, « Sons. Idées. Couleurs. Formes », la fameuse revue essentielle à l’éclosion de l’avant-garde en France et que dirigeait Pierre Albert-Birot, avait son adresse à deux pas de chez moi, au 37 rue de la Tombe-Issoire dans le XIVe arrondissement. Elle a connu 54 numéros en 41 livraisons du premier (janvier 1916) au n° 53-54 (décembre 1919). Je le tiens d’ici.

 

Il y a 70 ans, on assassinait Max Jacob

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Les photos ont été prises à Saint-Benoît, sur les bords de la Loire. Max Jacob y a connu plusieurs adresses (dont celle du 61 rue Orléanaise où une plaque est posée) et est aujourd’hui enterré au cimetière du village.

 

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Michèle Bernstein, “All The King’s Horses”

 

Puisque j’ai évoqué les rééditions françaises des romans de Michèle Bernstein (Tous les chevaux du roi et La Nuit), autant continuer en citant cette traduction anglaise – dont le titre retrouve ainsi les vers de la nursery rhyme Humpty Dumpty.

 

La traduction assurée par John Kelsey a été publiée par The Mit Press en 2008.

 

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Réédition du roman de Jean-Louis Costes “Grand-père” avec des illustrations d’Anne Van der Linden

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Présentation de l’éditeur :

 

Édition de luxe du roman culte de Jean-Louis Costes Gand-père paru chez Fayard en 2006. Cette réédition est illustrée, dans l’esprit des romans d’aventures illustrés du XXe siècle.

 

Jean-Louis Costes, Grand-Père, Saint-Denis, Éditions Eretic, 2014, 16  x 24 cm, 256 p.

17 illustrations noir et blanc, une par chapitre, par Anne Van der Linden. Tirage limité de 1 000 ex. numérotés et signés. Préface de Raphaël Sorin. Une sérigraphie 3 couleurs collée dans chaque exemplaire. Frontispice dessiné à l’ancienne, et 16 lettrines. Couverture cartonnée en Baladek Istrana, avec titres et dessin en dorure à chaud. Livre cousu-collé avec tranchefile. Dos rond. Papier bouffant ivoire Hellfoss. Pages de garde en Gurdsman Red.

 

Plus d’informations et vente en exclusivité sur Eretic-art.

 

Affiche française de “ Vingt mille lieues sous les mers” de Disney (1976)

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Grande affiche (115 x 155 cm) pour le film 20,000 Leagues Under the Sea (1954) de Richard Fleischer produit par Walt Disney d’après Jules Verne. Cliquez sur l’image pour l’agrandir. Elle vient des archives de Heritage Auctions.

J’ai montré une affiche de Ken Taylor éditée par Mondo pour le même film ici.

À la Halle Saint-Pierre : Frédéric Acquaviva/Pierre Guyotat le 31 janvier

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Projection le 28 janvier à Paris du film de Tom de Pékin “Le Parc, les prolégomènes d’Haldernablou”

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Haldernablou a été présenté ici et . Cliquez sur l’annonce pour l’agrandir.

Michèle Bernstein : réédition de “Tous les chevaux du roi”

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Mon ami Henri signale que les éditions Allia viennent de rééditer Tous les chevaux du roi le premier roman de Michèle Bernstein avec une nouvelle couverture (Michèle en 1965, photographiée par Claude Austin) et une courte préface inédite de l’auteure. Il a été question de La Nuit ici.

“Pop Yoga”, le nouveau livre de Pacôme Thiellement

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Présentation de l’éditeur :

 

Dans cet ouvrage kaléidoscopique, à la fois rigoureux, intense et farfelu, Pacôme Thiellement nous propose quarante-deux textes consacrés à la culture contemporaine et à l’expérience pop. On y trouvera des exégèses des grands musiciens de rock (les Beatles, les Beach Boys, Dylan, Bowie, Gainsbourg, Joy Division, les Residents), mais aussi des évocations de grands écrivains de l’impossible (Pynchon, Lowry, Jarry, Joyce), plusieurs enquêtes subjectives sur des cinéastes démonologiques (Roman Polanski, Lars von Trier, Kiyoshi Kurosawa), des séries théophaniques (Buffy contre les Vampires, Lost) et des dessinateurs de bande dessinée électriques (Fred, Killoffer), enfin, des fragments poétiques sur Marilyn Monroe, une conférence sur les bandes magnétiques inversées, deux explorations de l’hypothèse extraterrestre, un adieu à Amy Winehouse. On y retrouvera surtout les obsessions magico-gnostiques de l’auteur, nourries de la tradition hermétique et d’une bonne dose de théologie alternative. Oh yeah !

 

Pacôme Thiellement est romancier, journaliste et réalisateur. On lui doit en particulier des essais mêlant culture pop et philosophie (Cabala – Led Zeppelin occulte, Hoëbeke, 2009 ; La Main gauche de David Lynch, PUF, 2010 ; Tous les chevaliers sauvages – un tombeau de l’humour et de la guerre, Philippe Rey, 2012).

 

 

Pacôme Thiellement, Pop Yoga, Paris, Sonatine éditions, 2013, 14 x 20 cm, 250 p. Illustration de couverture de Rémi Pépin.

 

On apprend le décès de Maurice Nadeau, grande figure de la littérature

À 102 ans, Maurice Nadeau continuait à se battre. Il y a un mois, il publiait un texte pour la défense de sa revue « La Quinzaine littéraire » en grand danger, nous l’avions reproduit. Il avait été entendu.

 

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Maurice Nadeau, le 20 avril 2011, à Paris.

Photo de Pierre Verdy.

 

Des liens de-ci de-là (4 juin 2013)

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Pacôme Thiellement par Arnaud Baumann, 2013.

 

 

L’actualité de Pacôme Thiellement

 

La résidence à la librairie le « Monte-en-l’air » se poursuit le vendredi 7 juin. Pacôme proposera une conférence démonologique sur Buffy The Vampire Slayer suivie d’une lecture interactive par Chloé Delaume de son roman-jeu La Nuit je suis Buffy Summers.

 

 

Revoir les précédentes soirées de Satan Trismégiste au « Monte-en-l’air » filmées par Marjolaine Grandjean pour remue.net :

 

– « Un Million d’Helminthes », conférence inaugurale de Pacôme, avec Olivier Mellano à la guitare.

 

Hermine Karagheuz lit René Daumal.

 

Soirée Mon cul sur la commode, avec Delfeil de Ton et Laetitia Dosch.

 

Soirée Garmonbozia, avec « Et le Temps devint tout David Lynch », une conférence de Pacôme suivie d’un concert de The Umbilical Chords (Scott Batty, Le Hibou, Kei Yoshida).

 

Luis Rego lit Roland Topor suivi de « La République des Songes ».

 

 

Je signale une dernière vidéo : dans l’émission « Des Vivants et des Dieux » du 22 mai 2013, Michel Cazenave dialogue avec Pacôme (durée : 104 mn).

 

 

L’intégralité des films de la série Le Dispositif au Ciné 104 à Pantin

 

Dans le cadre du Festival Côté Court, au Ciné 104 (104, avenue Jean Lolive, Pantin), le lundi 10 juin à 20 h sera projeté pour la première fois Deux pour prendre la route, trois pour choisir une direction, le 52e et dernier épisode de la série Le Dispositif de Thomas Bertay et Pacôme Thiellement. Cet épisode dure approximativement 50 minutes et sa projection sera suivie d’une rencontre avec les deux complices.

 

Deux pour prendre la route… précède la projection mardi et mercredi soir de la totalité des épisodes du Dispositif, soit près de huit heures de film, sur quatre séances correspondant aux quatre saisons de la série.

 

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Exposition Claude Pélieu et Mary Beach (livres et collages) à la galerie du jour agnès b. (44, rue Quincampoix, Paris IVe), du 7 juin au 20 juillet 2013.

 
 
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Réédition de “La Nuit” de Michèle Bernstein

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« Gilles savait pourtant que Carole ne tenait aucun compte de la mode. Ce qu’elle avait de naturellement assez conventionnel, et qui était tout ce que Geneviève voulait connaître d’elle, Carole le vivait en n’obéissant qu’à son coeur. Elle avait un goût un peu lourd pour les destins maudits, mais ressentait sincèrement qu’il ne lui était pas très facile de vivre. Geneviève, qui ne manquait guère une occasion de mettre en lumière cette faiblesse de Carole, avait fait remarquer qu’à tout prendre, c’était plutôt un avantage, dans la conversation et dans la conduite d’une petite fille relevant de ce type physique. »

 

Présentation de l’éditeur :

Les Liaisons dangereuses dans le style du Nouveau Roman. C’est l’exercice auquel Michèle Bernstein se plie avec brio dans ce récit rocambolesque. Michèle Bernstein publie ce texte en 1961, moment où émergent des écrivains comme Alain Robbe-Grillet, Nathalie Sarraute, Claude Simon, Marguerite Duras et Michel Butor. C’est cette « aventure d’une écriture » que l’auteur parodie et qui lui permet de décrire par une subtile mise en abyme les aventures amoureuses de ses personnages. Les protagonistes de La Nuit appartiennent à la frange la plus libre de la jeunesse des années 50 et 60. Ils s’aiment mais rejettent les schémas conventionnels. Le libertinage est nécessairement de mise. Gilles et Geneviève, le couple durable, entraînent dans leur sillage un essaim d’amants et de maîtresses, interchangeables à souhait. Carole a à peine vingt ans, elle est coiffée à la garçonne et deviendra la passion, éphémère, de Gilles. Geneviève se console dans le lit de Bertrand puis dans celui d’Hélène. Au premier plan : une ville, Paris, et un village reculé dans le sud méditerranéen. En réalité, une sourde mélancolie émane de ces descriptions d’un Paris désormais enfoui dans les mémoires. Les personnages dérivent dans ces rues labyrinthiques et finissent par s’y égarer. Adaptation littéraire des théories situationnistes, ce récit se lit comme une construction de situations, savamment contrôlées afin d’échapper à l’ennui des normes, des cadres et de la vie quotidienne. Mais La Nuit se déchiffre aussi. C’est un roman à clefs qui laisse filtrer un portrait de Guy Debord et de Michèle Bernstein elle-même, faisant apercevoir son goût du jeu, son humour mais aussi sa finesse d’écriture et d’esprit.

 

L’édition originale de La Nuit est parue à Paris chez Buchet-Chastel en 1961. Photo de Garans.

Michèle Bernstein dans ces pages : Tous les chevaux du roi ; Lecture pour tous (Pierre Dumayet).

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