Crumb, Mike Mignola, Daniel Clowes, Laurent Durieux, Sean Phillips : des graphistes chez Criterion (1)

Il s’agit sans doute de l’envoi que j’ai passé le plus de temps à préparer. Disons qu’il eut été facile de mettre en ligne de magnifiques pochettes des dvd de The Criterion Collection sans ajouter plus de commentaires, mais je ne voyais pas ce qui alors aurait distingué ce blog de n’importe quel autre. J’ai donc sélectionné des dizaines de leurs visuels et je suis parti à la recherche des auteurs. Ah, parce que j’oubliais de préciser qu’à l’inverse de Mondo qui ne cesse d’exalter le travail des graphistes qui réalisent leurs affiches, The Criterion Collection ne communique presque pas sur cet aspect de l’édition de ses dvd, alors qu’ils font appel à des pointures et que c’est précisément à cela qu’on les reconnaît. Ils poussent la discrétion jusqu’à ne pas mentionner leur nom dans les présentations des films qui figurent sur leur site. J’ai bien reconnu deux ou trois auteurs, mais pour la plupart, il m’a fallu chercher leur identité pendant des heures. Je remercie à ce titre Laurent Durieux qui m’a aimablement aidé à compléter la liste. Dans les articles suivants, je tâcherai d’apporter d’autres informations sur Criterion, mais les images d’abord.

 

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 De haut en bas :

Cronos (Mexique, 1993, Guillermo del Toro) par Mike Mignola. C’est une histoire d’amitié : Guillermo del Toro a adapté au cinéma Hellboy, le fameux comics du même Mignola.

Things to Come (La Vie future ou Les Mondes futurs, Grande-Bretagne, 1936, William Cameron Menzies) par Laurent Durieux. Le dvd est à paraître en juin. Vous trouverez le visuel chez Durieux ici et .

Night Train to Munich (Train de nuit pour Munich, Grande-Bretagne, 1940, Carol Reed) par Eric Skillman.

Ministry of Fear (Espions sur la Tamise, États-Unis, 1944, Fritz Lang) par Geoff Grandfield. Grandfield a réalisé plusieurs couvertures des textes de Graham Greene pour Penguin Classics, c’est ce qui a sans nul doute motivé son emploi ici : Ministry of Fear est adapté d’un roman homonyme paru l’année précédente.

Topsy-Turvy (Grande-Bretagne, 1999, Mike Leigh) et The Mikado (Grande-Bretagne, 1939, Victor Schertzinger) par Yuko Shimizo pour l’illustration et F. Ron Miller pour le lettrage.

Shock Corridor (États-Unis, 1963, Samuel Fuller) et The Naked Kiss (Police spéciale, États-Unis, 1964, Samuel Fuller) par Daniel Clowes.

Diabolique (Les Diaboliques, France, 1955, Henri-Georges Clouzot) par Dave Plunkert.

On the Waterfront (Sur les quais, États-Unis, 1954, Elia Kazan) et Sweet Smell of Success (Le Grand Chantage, États-Unis, 1957, Alexander Mackendrick) par Sean Phillips. Vous trouverez des informations sur cette édition de Sur les quais ici et , et sur Le Grand Chantage ici.

Belle de jour (France, 1967, Luis Buñuel) par David Downton.

Mystery Train (États-Unis, 1989, Jim Jarmusch) par Yee-Haw. Voir aussi l’édition de l’affiche de Yee-Haw toujours chez Criterion.

Louie Bluie (États-Unis, 1985, Terry Zwigoff) par Robert Crumb. Il existe d’autres liens entre le cinéaste et le graphiste : en 1995, Zwigoff a réalisé un documentaire sur Crumb.

Chris Marker et François Maspero

 

On vous parle de Paris : Maspero. Les mots ont un sens, un film de Chris Marker produit par SLON (16 mm, noir et blanc, sonore, 20 mn, 1970).

Le cinéclub de l’Institut néerlandais propose un hommage à Sylvia Kristel

 

“Maintenant, j’ose tout.”
Mardi 22 janvier, 20 h à l’Action Christine

 

Présentation du cinéclub :

En octobre dernier, Sylvia Kristel, la plus grande star néerlandaise du cinéma, s’est éteinte. La mythique « Emmanuelle » a tourné avec un nombre impressionnant de réalisateurs, elle fut également peintre et elle a réalisé un court-métrage d’animation, Topor et moi. « Maintenant, j’ose tout ! », la dernière phrase de ce film, est tout à fait significative de son état d’esprit pendant toute sa carrière.

Projection du documentaire portrait Sylvia Kristel-Paris de Manon de Boer (primé au Festival international documentaire de Marseille 2004), des extraits de ses films phare ainsi que le court-métrage Topor et moi.

En présence du biographe français Marc Godin, les réalisatrices néerlandaises Manon de Boer et Dorna van Rouveroy, le producteur néerlandais Ruud den Drijver ainsi que d’autres témoins de sa carrière. Présentation : Christophe Lemaire, journaliste de cinéma.

Films présentés à l’Action Christine (4, rue Christine, Paris VIe) : Sylvia Kristel-Paris de Manon de Boer (2003, 40 min, vidéo, couleur), Topor et moi de Sylvia Kristel (2004, 9 min, 35 mm, couleur). Projection en version originale sous-titrée en français. Pas de réservation, vente des billets directement à la salle

“Volpone” (1941)

 

J’ai enfin vu Volpone de Maurice Tourneur sur un scénario de Jules Romains et Stefan Zweig d’après l’œuvre de Ben Jonson. C’est une grande comédie, un film hilarant où les comédiens cabotinent à mort : irrésistible !

 

 Charles Dullin, Fernand Ledoux, Jacqueline Delubac, Jean Temerson, Louis Jouvet
et Marion Dorian entourent Harry Baur d’une attention toute particulière et non désintéressée.

 

Alain Cuny et Sylvia Kristel (1974)

Pour Laurence.

 

 

Sylvia Kristel est ici et ici, Emmanuelle Arsan est .

Un appel du Maghreb des films

Étant donné la qualité de la programmation et des débats du Maghreb des films, je relaie volontiers cet appel.

 

Lettre aux adhérents et aux sympathisants de l’association Le Maghreb des films.

 

C’est une lettre d’information « pas comme les autres » : c’est un appel au secours que le Maghreb des films vous adresse aujourd’hui.

Le Maghreb des films s’achève à Paris le 4 décembre prochain, mais pour la première fois depuis 2009 avec un découvert de 5 à 8 000 €. Sans votre aide nous devrons vraisemblablement « mettre la clé sous la porte » !

Pourquoi cette situation ? Quelques chiffres vous feront comprendre : en 2010, 77 000 € nous ont été attribués, en 2011, le montant est tombé à 52 500 € et en 2012, il est de seulement 35 000 €.

À part la Mairie de Paris qui a maintenu son soutien depuis la création du Maghreb des films (avec même une légère augmentation cette année), tous les institutions publiques ont ou, dans me meilleur des cas, réduits leur soutien – c’est le cas de l’Agence pour la Cohésion Sociale et l’Égalité des Chances (ACSE), passant de 25 000€ à 10 000 € –, ou l’ont carrément supprimé – c’est le cas du CNC, de la DRAC Ile-de-France, de la Direction de l’Accueil, de l’Intégration et de la Coopération (DAIC). Cette dernière a été en 2010 le premier financeur avec un apport de 30 000 €, mais a supprimé complètement son soutien les années suivantes ! Enfin certaines administrations ne nous ont jamais soutenus comme le Conseil Régional de l’Ile-de-France.

Pourtant notre action correspond exactement aux cahiers des charges des différentes administrations. Elle a un double objectif,  à la fois de promouvoir la production maghrébine de qualité – un objectif culturel qui ressort du Ministère de la Culture et du Ministère des Affaires Étrangères – et de resserrer les liens entre les deux rives de la Méditerranée et de contribuer à l’intégration des populations d’origine maghrébine – un objectif qui ressort de l’ACSE, du Secrétariat d’État à la Ville, etc. Et le Maghreb des films a toujours tenu ces deux objectifs, nullement contradictoires, bien au contraire, mais qui probablement donnent un alibi pour ne pas nous soutenir : « cela nous concerne pas c’est du culturel », disent les personnes en charge des questions d’intégration !

Pourtant notre bilan depuis 2009 est important. Chaque année nous projetons au moins une dizaine de films maghrébins inédits en France afin de leur donner une visibilité et nous avons favorisé leur distribution en France ; nous avons organisé de nombreux débats à partir des films projetés autour des grandes questions qui traversent les populations de deux rives ; nous avons fait connaître le visage actuel des pays maghrébins, trop souvent vus à travers des clichés ; nous avons permis une appropriation des histoires respectives, etc. En particulier en 2011 et 2012, nous avons fait un effort très important pour commémorer le massacre du 17 octobre 1961 en projetant l’intégralité des films existants, nous avons fait précéder le Maghreb des films de novembre 2012 de deux séquences liées au 50e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie avec un hommage à René Vautier en avril et en juin-juillet une série de films partant de l’Algérie coloniale jusqu’à l’Algérie des premières années de l’indépendance. Au total ce sont plus de 400 films, sur tout support, cinéma, TV, Web, fictions, documentaires, que nous avons projetés depuis 2009. Par ailleurs, par le développement de partenariats avec d’autres manifestations et avec une trentaine de salles en région, y compris dans des communes réputées difficiles, comme Vaux-en-Velin, Bron, Gonesse, Gennevilliers, Roubaix, etc., nous avons élargi notre public. Nous avons organisé des projections spécifiques avec débats et intervenants auprès des scolaires grâce au travail d’enseignants…

Rendez-vous sur le site du Maghreb des films, si vous ne l’avez fait, et vous évaluerez la qualité du programme qui se déroulera du lundi 19 novembre au mardi 4 décembre (http://maghrebdesfilms.fr/Le-MdF-2012-a-Paris-le-programme).

Comment expliquer cette situation que le changement de majorité n’a pas apparemment modifiée ? Restriction générale des crédits ? C’est la raison « passe-partout ». Mais cela expliquerait la baisse des crédits, non leur suppression. Concurrence entre des manifestations voisines ? Peut-être ! Autres raisons ?

Vous pouvez vous demander pourquoi avoir déployé un tel effort sur 2012, en faisant 3 manifestations au lieu d’une, alors que vos moyens sont en baisse ? Mais il faut savoir que la budget alloué par les administrations n’est connu la plupart du temps qu’en juillet ou même en novembre (c’est le cas du Conseil Régional de l’Ile de France qui donnera sa réponse qu’à la fin du mois) ! On a pensé que nos moyens seraient au moins équivalents à ceux de 2011.

Vous vous demandez certainement comment est constitué notre budget. À grands traits : 1. les recettes de billetterie compensent le coût des salles. 2. les subventions financent : la préparation du Maghreb des films (missions au Maghreb pour rencontrer les réalisateurs et producteurs, etc.), la location des films, la régie de la manifestation, la réalisation du catalogue, la promotion, l’assistance au réseau de salles en région, les frais de structure, etc. Cette année si le déficit de la manifestation n’est pas plus important, c’est que certains d’entre nous ont accepté de travailler bénévolement au prix de semaines de 60 heures ! Vous ne trouverez pas de manifestations de cette ampleur avec si peu de moyens et seulement trois personnes pour l’organiser !

Dans l’immédiat il nous faut éponger le passif dégagé en 2012 et c’est pourquoi nous sollicitons une aide de votre part, adhérents et sympathisants, sous forme de dons. Ceux-ci sont déductibles des impôts pour 66 % du montant (hors adhésion à l’association).

Pour 2013, ou les institutions publiques reprennent et élargissent leur soutien, ou bien il nous faudra revoir complètement notre organisation et la réduire drastiquement en s’appuyant uniquement sur Internet (suppression du catalogue par exemple) et en diminuant son ampleur.

Ces dons sont à adresser sous forme de chèques à l’adresse suivante :

Maghreb des films
40, boulevard Richard Lenoir
75011 Paris

Pour que nous puissions vous envoyer l’attestation fiscale, veuillez remplir le formulaire ci-dessous et le joindre à votre chèque :

Mme/M., NOM :
Prénom :
Adresse :
Adresse électronique (en majuscules) :

“Dune” de Jodorowsky par Kilian Eng

 

Parmi les plus belles affiches de Mondo réalisées ces derniers mois – et c’est, en terme de créativité, une période bénie des Dieux –, celle du documentaire de Frank Pavich sur l’adaptation du roman de Frank Herbert par Alejandro Jodorowsky a ma préférence, elle est signée Kilian Eng.

Si le film n’a pas encore de date de sortie en France, une bande-annonce circule déjà.

 

 

Voir cette autre vidéo. Voir aussi la réédition en dvd du Dune de David Lynch dite « Ultimate Edition » (2005) qui expose longuement cette production française totalement délirante, abandonnée en cours de route et devenue légendaire – le film réunissait Salvador Dalí, Orson Welles, Mœbius, Foss, H. R. Giger, Dan O’Bannon, Pink Floyd, Tangerine Dream, Magma, etc. Voir enfin le site en français Jodorowsky’s Dune.

Le cinéma de Guy Debord : “Critique de la séparation” (1961)

Afin de bien marquer sa désapprobation, Guy Debord avait réussi à sortir dans les salles deux de ses films, La Société du spectacle et In girum imus nocte et consumimur igni, entre les deux tours des élections présidentielles de 1974 et 1981 qui virent la victoire de la droite.

 

Critique de la séparation est un court-métrage écrit et réalisé par Guy Debord, il est produit par Asger Jorn (Dansk-Fransk Experimentalfilms-Kompagni, Danemark, 1961), photographié par André Mrugalski, monté par Chantal Delattre, la musique est signée de François Couperin et Joseph Bodin de Boismortier, les voix sont celles de Caroline Rittener et Debord, sa durée est de 17 minutes.

Une table ronde sur le cinéma de Guy Debord (2007)

Pour Alex Terror

Cerith Wyn Evans, In girum imus nocte et consumimur igni, 2006.

 

Voici l’enregistrement sonore d’une des séances des Journées cinématographiques dionysiennes « Est-ce ainsi que les hommes vivent ? Media Crisis » qui s’étaient déroulées du 7 au 13 février 2007 au cinéma L’Écran à Saint-Denis.

La projection le 10 février du film de Guy Debord In girum nocte et consumimur igni, présentée par Jean-Pierre Rehm, était suivie d’une table ronde que je modérais et à laquelle participèrent Marc’O, Jean-Pierre Bouyxou, Boris Donné et Jean-Pierre Rehm. La séance débute avec la présention de J.-P. Rehm, puis vient la table ronde. C’est Olivier Pierre qui était chargé de la programmation – on l’entend présenter le déroulement de la soirée.

La durée de ce fichier MP3 est de 1 h 45. Le téléchargement prend quelques minutes.

 

Extraits de la présentation du festival.

 

La photo du haut vient d’ici. Le fichier de la présentation complète de ces 7èmes journées dionysiennes est disponible .

L’actualité de F.J. Ossang, deux

Dharma Guns, le dernier film d’Ossang sorti en février 2011, sera projeté à la cinémathèque française (Bercy, Paris XIIe) dimanche prochain, le 6 mai à 11 heures du matin.

 

J’ai mis la toute première bande-annonce qui avait commencé à circuler en septembre 2010 au moment de la présentation de Dharma Guns au Festival de Venise, cette scène constituant la séquence d’ouverture du film.

C’était sans doute la plus belle bande-annonce de cette année-là. Encore aujourd’hui, en l’écoutant fort, avec la voix de Jello Biafra, elle m’impressionne d’une manière identique.

L’actualité de F.J. Ossang, un

F.J. Ossang en 2012 par Rédouane Anfoussi.

 

Vendredi procahin, le 4 mai, F.J. Ossang signera son nouveau livre Hivers sur les continents cernés, Archives Ossang, Volume I, Revue Cée, 1977-1979 (Lyon, Le Feu Sacré Éditions, 2012), à la librairie « Ciné-Reflets », 14, rue Monsieur le Prince, Paris VIe, à partir de 18 heures.

Vous y trouverez les autres livres d’Ossang, les disques vinyle du groupe Messagero Killer Boy/M.K.B. Fraction provisoire et le coffret dvd de ses premiers films (les courts-métrages La Dernière Énigme, 1981, Zona Inquinata, 1983 et les long-métrages L’Affaire des divisions Morituri, 1984, Le Trésor des îles Chiennes, 1990, Docteur Chance, 1997) sur lequel je vais revenir.

 

 

Voici la très belle pochette du 33 tours Morituri (1984) qui est ressortie en mars dernier et sera donc disponible ce soir-là.

 

Rétrospective “René Vautier l’Algérien” jusqu’au 15 avril à Paris

 

Toutes les informations sont ici.

Il a été question de René Vautier en 2009 ici et .

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