
Présentation de l’éditeur, les Éditions des Grands Champs :
Phénomènes d’attraction lunaire, bizarreries cérébrales de la fourmi, poussières météoriques ensemençant de nouveaux mondes, expériences dignes d’un docteur Frankenstein… Camille Flammarion explore avec émerveillement les mystères de la vie et de la création. Accompagné d’une préface de Stéphane Mahieu, régent des sciences sociales et culinaires du Collège de ’Pataphysique, ce recueil de textes est abondamment illustré de gravures du XIXe siècle extraites, entre autres, de la célèbre revue La Nature.
Dans l’œuvre foisonnante de Camille Flammarion (1842-1925), Clairs de lune occupe une place quelque peu singulière – sa bibliographie le présente comme une « Variété littéraire », au même titre que Rêves étoilés, Excursions dans le Ciel, Promenades dans les Étoiles et Dans le Ciel et sur la Terre –, qui échappe aux catégories des ouvrages dits « scientifiques », « pratiques » ou « philosophiques ». Ce recueil de textes s’offre ainsi comme une flânerie enjouée parmi le vaste monde des connaissances tel qu’il s’ouvre dans cette seconde moitié du XIXe siècle, de la terre au ciel, de la mer aux astres, de la faune à la flore, de l’homme à l’animal, sans autre but précis que l’émerveillement face à une énigme sans limites, de l’infiniment grand à l’infiniment petit.
Initialement publié en 1894 par Ernest Flammarion, frère cadet de Camille, Clairs de lune n’avait pas reparu depuis sa seconde édition, en 1924. Nous avons choisi de reprendre onze de ses dix-sept chapitres, ceux qui nous ont le plus charmés par leur style, leur vivacité, leur sujet aussi. Au fil de nos recherches (qui n’ont rien d’exhaustif !), quatre autres récits ont également retenu notre attention : « Une excursion dans le monde des infiniment petits », issu de Contemplations scientifiques (1870-1887) ; « Une forêt vierge au milieu de Paris », « Dans les nuages » et « Le mascaret » issus de Dans le Ciel et sur la Terre (1886).
Cette vision joyeuse, poétique, à coup sûr décalée, de la science méritait à nos yeux d’être accompagnée d’une galerie d’images, telles qu’elles florissaient alors : les quelque quatre-vingts gravures présentées ici (la plupart extraites de la célèbre revue La Nature, les autres d’ouvrages de vulgarisation scientifique, dont ceux de Flammarion) participent de ce goût pour l’insolite ou le merveilleux. Le lecteur en trouvera la liste, avec leurs légendes et leurs références bibliographiques, en fin de volume.
C’est dans le même esprit que Stéphane Mahieu nous offre en préface sa lecture éclairée de Clairs de lune, laissant entrevoir la prodigieuse perception du « citoyen du Ciel » qu’est Camille Flammarion.

TABLE
Préface
Stéphane Mahieu : « Camille Flammarion ou le dimanche de la science ».
Clairs de lune
Ciel et Terre. L’attraction – Les voix de la nature. Le grillon – Les étoiles filantes – Le mystère de la création – Qu’est-ce que la vie ? – Le siège de la vie – Un cerveau de fourmi – Chez les plantes – Encore les plantes – Le printemps et les oiseaux – Victor Hugo astronome.
Autres textes
Une forêt vierge au milieu de Paris – Le mascaret – Dans les nuages – Une excursion dans le monde des infiniment petits.
LES AUTEURS
Camille Flammarion (1842-1925), astronome, écrivain, pédagogue, chercheur en climatologie et spirite à ses heures, est le fondateur de l’Observatoire privé de Juvisy et de la Société astronomique de France.
Après un bref passage à l’Observatoire de Paris, de 1858 à 1862, il devient un chroniqueur scientifique reconnu et publie de nombreux articles dans l’Intransigeant, le Cosmos, le Magasin pittoresque… Il connaît définitivement le succès lors de la parution de l’Astronomie populaire en 1879 qui contribue à la diffusion de l’astronomie dans toutes les couches de la société. Il obtient le grand prix de l’Exposition universelle en 1900 pour ses expériences menées à Juvisy dans des serres monochromatiques.
Stéphane Mahieu est régent des sciences sociales et culinaires du Collège de ’Pataphysique. Il a participé à de nombreuses revues et anime depuis plusieurs années une feuille bimestrielle intitulée de Rien. Linguiste buissonnier, il collecte les curiosités langagières du monde entier. Il a publié, chez Deleatur, Des dangers de la botanique (1984), Le Grand Animal de Maastricht (1996), Vertumne et Pomone (2000) et, chez Ginkgo, Le Phalanstère des langages excentriques (2005) et Petit manuel de littérature d’outre-tombe (2008).

Retrouvez la présentation du livre ici. Sur Camille Flammarion, voir ceci.
J’ai présenté un autre titre du même éditeur là, le magnifique Vie privée et publique des Animaux de Grandville.
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