Koren Shadmi, “Abaddon”

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Koren Shadmi, Abaddon, Volume 1, Nantes, Éditions Ici même, 2013, 29 x 22 cm, en couleurs, reliure cartonnée, 128 p., 26 euros. Traduit de l’anglais (États-unis) par Bérengère Orieux. Le second volume d’Abaddon est à paraître à l’automne 2013.

 

Koren Shadmi dédicacera son livre à la librairie Le Monte-en-l’air (71, rue de Ménilmontant, Paris XXe) demain lundi 20 mai à partir de 18 h 30.

 

Je rappelle que l’exceptionnelle exposition de la fresque de 20 mètres L’Apocalypse de Frédéric Voisin et des gravures originales continue tant à la librairie qu’en face, dans la nef de l’église Notre-Dame de la Croix, jusqu’au 29 mai.

La réédition de “L’Âme atomique” de Guy Hocquenghem et René Schérer avec une couverture de Tom de Pékin

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Présentation de l’éditeur :

L’âme en question est une « âme charnelle », comme disait Péguy ; « l’infini du corps » selon Artaud ; elle voltige et se disperse en atomes, à la manière de celle de Lucrèce.

« Nous nous croyons modernes en bannissant ce mot de notre vocabulaire », écrivent Hocquenghem et Schérer dans cet essai fondateur, paru pour la première fois en 1986 et réédité aujourd’hui. Pour les auteurs, il s’agit de réhabiliter la sensibilité baroque et plus précisément la question de l’âme, enjeu d’une « esthétique d’ère nucléaire » qui puise aux sources du baroque et de ce qu’il y a de meilleur, de révolutionnaire, dans le romantisme à ses débuts. Si l’idée d’âme assure la continuité des dimensions esthétique, poétique et utopique du réel, et le lien de l’individu et du tout, comment rendre une âme à une modernité désenchantée sans verser dans la mythologie ? Comment restituer une âme à un quotidien des plus prosaïque, sans pour autant sombrer dans le sentimentalisme ou le kitsch ? Car l’âme n’a pas succombé sous les coups d’une raison instrumentale triomphante ; elle n’a pas été remplacée par la machine ni par l’électronique : « Elle s’y cache, au contraire, comme dans les jouets et les poupées des enfants – elle est partout où elle n’est pas obligée d’être. »

 

René Schérer et Guy Hocquenghem, L’Âme atomique, Pour une esthétique d’ère nucléaire, Paris, Éditions du Sandre, 2013, 17 x 22 cm, 342 p. Illustration de jaquette et médaillon de couverture par Tom de Pékin.

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Toulouse-la-Rose, “Estompes jargonnaises, Derniers poèmes pour la déroute”

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Présentation de l’éditeur :

Poursuivant le jeu entamé dans ses précédents ouvrages publiés en nos éditions, Toulouse-la-Rose nous démontre encore qu’il a plus d’un tour dans son sac en sortant cette fois de dessous son chapeau ses Estompes jargonnaises, derniers poèmes pour la déroute avec ses mots à lui qui ne sont pas ceux de la componction poétisante mais bien ceux de la liberté et de l’humour qui lui sont propres pour pointer les travers d’un « drôle » de monde que nous avons, sinon à engendrer, du moins à enjamber…

En quarante-huit poèmes de truculence, pour employer ce mot aujourd’hui un peu obsolète, qui pourtant exprime si bien l’esprit de l’auteur !

 

Toulouse-la-Rose, Estompes jargonnaises, Derniers poèmes pour la déroute, Paris, L’Une et l’autre, 2013, 20 x 15 cm, 78 p.

À la découverte de Cowboy Henk (4)

Le livre Cowboy Henk, L’humour vache des Flamands Kamagurka et Herr Seele vient de paraître au Frémok. Ce sont donc là les dernières planches que je montre.

 

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Moolinex, 45e titre de l’éditeur United Dead Artists

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Moolinex, Sergent coloriage, Achères, United Dead Artists, 2013, 30 x 40 cm, 56 p.

À retrouver pour 20 euros en librairie (à Paris : « Le Monte-en-l’air » et « Un regard moderne ») ou en ligne.

Présentation et signature autour de la dernière publication de F.J. Ossang demain soir à Paris

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Mercure insolent de F.J. Ossang (Armand Colin). Soirée en présence de l’auteur le mardi 30 avril à 20 heures, à la librairie « Le Comptoir des mots », 239, rue des Pyrénées dans le XXe arr. Métro : Gambetta.

Réédition de “La Nuit” de Michèle Bernstein

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« Gilles savait pourtant que Carole ne tenait aucun compte de la mode. Ce qu’elle avait de naturellement assez conventionnel, et qui était tout ce que Geneviève voulait connaître d’elle, Carole le vivait en n’obéissant qu’à son coeur. Elle avait un goût un peu lourd pour les destins maudits, mais ressentait sincèrement qu’il ne lui était pas très facile de vivre. Geneviève, qui ne manquait guère une occasion de mettre en lumière cette faiblesse de Carole, avait fait remarquer qu’à tout prendre, c’était plutôt un avantage, dans la conversation et dans la conduite d’une petite fille relevant de ce type physique. »

 

Présentation de l’éditeur :

Les Liaisons dangereuses dans le style du Nouveau Roman. C’est l’exercice auquel Michèle Bernstein se plie avec brio dans ce récit rocambolesque. Michèle Bernstein publie ce texte en 1961, moment où émergent des écrivains comme Alain Robbe-Grillet, Nathalie Sarraute, Claude Simon, Marguerite Duras et Michel Butor. C’est cette « aventure d’une écriture » que l’auteur parodie et qui lui permet de décrire par une subtile mise en abyme les aventures amoureuses de ses personnages. Les protagonistes de La Nuit appartiennent à la frange la plus libre de la jeunesse des années 50 et 60. Ils s’aiment mais rejettent les schémas conventionnels. Le libertinage est nécessairement de mise. Gilles et Geneviève, le couple durable, entraînent dans leur sillage un essaim d’amants et de maîtresses, interchangeables à souhait. Carole a à peine vingt ans, elle est coiffée à la garçonne et deviendra la passion, éphémère, de Gilles. Geneviève se console dans le lit de Bertrand puis dans celui d’Hélène. Au premier plan : une ville, Paris, et un village reculé dans le sud méditerranéen. En réalité, une sourde mélancolie émane de ces descriptions d’un Paris désormais enfoui dans les mémoires. Les personnages dérivent dans ces rues labyrinthiques et finissent par s’y égarer. Adaptation littéraire des théories situationnistes, ce récit se lit comme une construction de situations, savamment contrôlées afin d’échapper à l’ennui des normes, des cadres et de la vie quotidienne. Mais La Nuit se déchiffre aussi. C’est un roman à clefs qui laisse filtrer un portrait de Guy Debord et de Michèle Bernstein elle-même, faisant apercevoir son goût du jeu, son humour mais aussi sa finesse d’écriture et d’esprit.

 

L’édition originale de La Nuit est parue à Paris chez Buchet-Chastel en 1961. Photo de Garans.

Michèle Bernstein dans ces pages : Tous les chevaux du roi ; Lecture pour tous (Pierre Dumayet).

Ce week-end à Lyon, Grand Salon de la micro-édition avec une exposition d’Elles sont de sortie (Bruno Richard et Pascal Doury)

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Le site.

Salon international du livre ancien au Grand Palais du 26 au 28 avril

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Le site est ici.

À la découverte de Cowboy Henk (3)

La parution du livre Cowboy Henk, L’humour vache des Flamands Kamagurka et Herr Seele est prévue pour le 26 avril au Frémok. D’ici-là je mettrai en ligne quelques planches, assez pour vous familiariser avec l’esprit qui préside à cette série plus que trentenaire : surréaliste, et même surréaliste belge pour être précis.

 

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À la découverte de Cowboy Henk (2)

La parution du livre Cowboy Henk, L’humour vache des Flamands Kamagurka et Herr Seele est prévue pour le 26 avril au Frémok. D’ici-là je mettrai en ligne quelques planches, assez pour vous familiariser avec l’esprit qui préside à cette série plus que trentenaire : surréaliste, et même surréaliste belge pour être précis.

 

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Une réédition de “Clairs de lune” de Camille Flammarion

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Présentation de l’éditeur, les Éditions des Grands Champs :

Phénomènes d’attraction lunaire, bizarreries cérébrales de la fourmi, poussières météoriques ensemençant de nouveaux mondes, expériences dignes d’un docteur Frankenstein… Camille Flammarion explore avec émerveillement les mystères de la vie et de la création. Accompagné d’une préface de Stéphane Mahieu, régent des sciences sociales et culinaires du Collège de ’Pataphysique, ce recueil de textes est abondamment illustré de gravures du XIXe siècle extraites, entre autres, de la célèbre revue La Nature.

Dans l’œuvre foisonnante de Camille Flammarion (1842-1925), Clairs de lune occupe une place quelque peu singulière – sa bibliographie le présente comme une « Variété littéraire », au même titre que Rêves étoilés, Excursions dans le Ciel, Promenades dans les Étoiles et Dans le Ciel et sur la Terre –, qui échappe aux catégories des ouvrages dits « scientifiques », « pratiques » ou « philosophiques ». Ce recueil de textes s’offre ainsi comme une flânerie enjouée parmi le vaste monde des connaissances tel qu’il s’ouvre dans cette seconde moitié du XIXe siècle, de la terre au ciel, de la mer aux astres, de la faune à la flore, de l’homme à l’animal, sans autre but précis que l’émerveillement face à une énigme sans limites, de l’infiniment grand à l’infiniment petit.

Initialement publié en 1894 par Ernest Flammarion, frère cadet de Camille, Clairs de lune n’avait pas reparu depuis sa seconde édition, en 1924. Nous avons choisi de reprendre onze de ses dix-sept chapitres, ceux qui nous ont le plus charmés par leur style, leur vivacité, leur sujet aussi. Au fil de nos recherches (qui n’ont rien d’exhaustif !), quatre autres récits ont également retenu notre attention : « Une excursion dans le monde des infiniment petits », issu de Contemplations scientifiques (1870-1887) ; « Une forêt vierge au milieu de Paris », « Dans les nuages » et « Le mascaret » issus de Dans le Ciel et sur la Terre (1886).

Cette vision joyeuse, poétique, à coup sûr décalée, de la science méritait à nos yeux d’être accompagnée d’une galerie d’images, telles qu’elles florissaient alors : les quelque quatre-vingts gravures présentées ici (la plupart extraites de la célèbre revue La Nature, les autres d’ouvrages de vulgarisation scientifique, dont ceux de Flammarion) participent de ce goût pour l’insolite ou le merveilleux. Le lecteur en trouvera la liste, avec leurs légendes et leurs références bibliographiques, en fin de volume.

C’est dans le même esprit que Stéphane Mahieu nous offre en préface sa lecture éclairée de Clairs de lune, laissant entrevoir la prodigieuse perception du « citoyen du Ciel » qu’est Camille Flammarion.

 

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TABLE

Préface

Stéphane Mahieu : « Camille Flammarion ou le dimanche de la science ».

Clairs de lune

Ciel et Terre. L’attraction – Les voix de la nature. Le grillon – Les étoiles filantes – Le mystère de la création – Qu’est-ce que la vie ? – Le siège de la vie – Un cerveau de fourmi – Chez les plantes – Encore les plantes – Le printemps et les oiseaux – Victor Hugo astronome.

Autres textes

Une forêt vierge au milieu de Paris – Le mascaret – Dans les nuages – Une excursion dans le monde des infiniment petits.

LES AUTEURS

Camille Flammarion (1842-1925), astronome, écrivain, pédagogue, chercheur en climatologie et spirite à ses heures, est le fondateur de l’Observatoire privé de Juvisy et de la Société astronomique de France.

Après un bref passage à l’Observatoire de Paris, de 1858 à 1862, il devient un chroniqueur scientifique reconnu et publie de nombreux articles dans l’Intransigeant, le Cosmos, le Magasin pittoresque… Il connaît définitivement le succès lors de la parution de l’Astronomie populaire en 1879 qui contribue à la diffusion de l’astronomie dans toutes les couches de la société. Il obtient le grand prix de l’Exposition universelle en 1900 pour ses expériences menées à Juvisy dans des serres monochromatiques.

Stéphane Mahieu est régent des sciences sociales et culinaires du Collège de ’Pataphysique. Il a participé à de nombreuses revues et anime depuis plusieurs années une feuille bimestrielle intitulée de Rien. Linguiste buissonnier, il collecte les curiosités langagières du monde entier. Il a publié, chez Deleatur, Des dangers de la botanique (1984), Le Grand Animal de Maastricht (1996), Vertumne et Pomone (2000) et, chez Ginkgo, Le Phalanstère des langages excentriques (2005) et Petit manuel de littérature d’outre-tombe (2008).

 

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Retrouvez la présentation du livre ici. Sur Camille Flammarion, voir ceci.

J’ai présenté un autre titre du même éditeur , le magnifique Vie privée et publique des Animaux de Grandville.

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