L’Affaire Dreyfus : une histoire de Philippe Oriol aux Belles Lettres

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Présentation de l’éditeur :

 

« Plus cette affaire est finie, plus il est évidentqu’elle ne finira jamais. »

Charles Péguy

 

Dans l’importante bibliographie consacrée à l’affaire Dreyfus, peu nombreuses sont les histoires de l’événement. À côté de la grande synthèse de Jean-Denis Bredin, et les précis publiés au Livre de Poche (Cahm), à La Découverte (Duclert), chez Gallimard (Birnbaum), le « Que sais-je ? » (Miquel), la seule véritable histoire de l’Affaire remonte à Joseph Reinach publié au début du XXe siècle et récemment réédité. Il est la référence « incontournable » mais une référence incomplète (nous avons appris beaucoup depuis 1908) et souvent discutable dans la mesure où, acteur de l’événement, Joseph Reinach prend parfois des partis pour le moins discutables ou que nous savons aujourd’hui contraires à la vérité historique. La grande histoire de l’Affaire reste donc encore à faire…

Le projet d’une nouvelle Histoire de l’affaire Dreyfus se propose d’offrir une vision plus proche de ce que fut l’événement et de le dépasser pour en observer les échos et les représentations jusqu’à 2012. Pour cela, il repose sur un important travail de documentation : la lecture de tout ce qui a été édité pendant l’Affaire, après l’Affaire (et ce jusqu’à aujourd’hui), le dépouillement systématique de toute la presse publiée entre 1894 et 1908 puis de quelques périodes clés (l’Occupation, par exemple), les fonds des archives départementales et, surtout, des archives peu ou pas exploitées (papiers Joseph Reinach, famille Dreyfus, Salomon Reinach, Paul Meyer, Gaston Paris, Scheurer-Kestner, famille Dreyfus, Bernard Lazare, Zadoc Kahn, Arconati-Visconti, Havet, Barrès, Poincaré, Zola, Waldeck-Rousseau, etc.) ou inédites (papiers Billot, notes de Dreyfus pour ses procès, lettres de Zola à Labori, fonds Lipschutz, Desachy, Mathieu Dreyfus, souvenirs et mémoires de Jourdy, Krantz, Bard, papiers Forzinetti, Bertulus, du Paty de Clam, Demange, Ménard, Ribot, Dardenne, Grimaux, Caillaux).

 

Philippe Oriol est enseignant et chercheur. Il a déjà publié sur la période symboliste, le rapport entre littérature et politique à la fin du XIXe siècle et l’affaire Dreyfus de nombreux articles et volumes dont une biographie de Bernard Lazare (Stock, 2003) et les souvenirs inédits du capitaine Dreyfus (Après le procès de Rennes. Carnets 1899-1907, Calmann-Lévy, 1998). Parallèlement à cette nouvelle Histoire, il travaille depuis 10 ans à un Dictionnaire biographique et géographique de l’affaire Dreyfus en trois volumes de 1 500 pages chacun dont le premier tome devrait paraître en 2014 (Champion).

 

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Philippe Oriol, L’Histoire de l’Affaire Dreyfus, De 1894 à nos jours, Paris, Les Belles Lettres, 2014, 16 x 24 cm, 1 504 p. Deux volumes brochés dans un coffret.

Les informations sur la publication viennent du site de l’éditeur, les visuels du blog de la Société internationale d’histoire de l’affaire Dreyfus. Cliquez sur les images pour les agrandir.

Il a été question d’une publication de Philippe Oriol sur Zo d’Axa ici.

 

“Les Aventures complètes de Little Nemo” par Winsor McCay

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Si l’on devait ne retenir qu’un seul nom dans l’histoire de la bande dessinée pour le qualifier de génie, celui de Winsor McCay n’aurait aucun mal à s’imposer. Taschen republie l’ensemble des planches de sa série la plus célèbre, Little Nemo in Slumberland, dont la constante innovation visuelle et le sens de la féérie ne cessent de fasciner.

 

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Winsor McCay, Les Aventures complètes de Little Nemo, 1905-1927, Cologne, Taschen, 2014, 34,4 x 44 cm, 708 p. Édition établie par Alexander Braun. Deux volumes reliés.

La présentation de l’éditeur. Cliquez sur les images pour les agrandir.

 

Participez au financement de deux livres sérigraphiés : “54,5 cactus” de Paul Loubet et “Zigmount” de Valfret

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Présentation de l’éditeur, 38 quai Notre-Dame :

Aidez nous à éditer 54,5 cactus de Paul Loubet et Zigmount de Valfret, tout en sérigraphie. 2 artistes, 2 livres et beaucoup d’encre !

Toutes les informations sur Kiss kiss bank bank.

 

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54,5 CACTUS

 

2 couleurs en sérigraphie
Papier pop’set vanille 120g. (240g. pour la couverture)
≈ 15 x 10 cm
60 exemplaires numérotés
Reliure au fil

Le livre

1, 2, 3 puis 54,5 Cactus se baladent dans ces pages, chacun avec son caractère, son histoire et ses bêtises. Un exercice de style entre le grotesque et le débile, pour rire, ou pas.

L’auteur

Paul Loubet vit et travaille en Argentine à Buenos Aires. Actif dans le domaine du tartinage de murs, du fanzinat sauvage et du dessin efficace, il est l’auteur de Déjà un classique aux éditions FP&CF.

 

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ZIGMOUNT

 

2 x 5 couleurs en sérigraphie
Papier pop’set vanille 120g. (240g. pour la couverture)
≈ 15 x 10 cm
60 exemplaires numérotés et signés par l’auteur
Reliure au fil

Le livre

Zigmount est un graphzine entièrement sérigraphié, recueil explosé de dessins en plusieurs couches d’épidermes. Mixant et superposant les couleurs préparées pour l’impression, Valfret teste les possibilités que lui offre la technique.

L’auteur

Valfret vit et travaille en Walbanie.
Il explore et expérimente le dessin frénétique. Inspiré par la peinture religieuse grotesque, évoquant des paysages luxuriants et urticants, le travail de Valfret est protéiforme et revêt plusieurs peaux.
Il participe à divers collectifs et revues telles que La Tranchée racine, Superstructure, Avorton, Hôpital brut, Article 11

 

Cliquez sur les images pour les agrandir.
 

“Topor, Dessinateur de presse” par Alexandre Devaux

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Présentation de l’éditeur :

 

Topor, Dessinateur de presse est le premier livre consacré exclusivement à ses interventions, quarante ans durant, dans les revues, quotidiens et magazines plus ou moins confidentiels du monde entier. Ainsi, en près de quarante ans, il a pu notamment dessiner dans Bizarre, Arts, Le Rire, Fiction, Haute-Société, Hara-Kiri, Elle, Il Delatore, Graphis, L’Enragé, Action, Charlie Mensuel, The New York Times, Le Canard enchaîné, Le Fou parle, Il Corriere della sera, Le Monde, Le Nouvel Observateur, Die Zeit, Autrement, Frankfurter Allgemeine Zeitung, Il Male, Il Giornalone, Libération, Passages, 7 à Paris, L’Idiot International, L’Evénement du jeudi...

Tout a commencé en juillet 1958, lorsque paraît en couverture de la revue Bizarre un dessin énigmatique. Son auteur, alors parfaitement inconnu, ne passe pas inaperçu. Rapidement, il parvient à publier ses œuvres étranges, d’abord dans Arts, Hara-Kiri et différentes revues marginales, puis dans la « grande presse ».

Si le dessin de presse n’est qu’une partie de l’œuvre de Roland Topor, elle est pourtant vertigineuse. En quantité et en audace. Et l’on retrouve toute sa virtuosité conceptuelle, sa pertinence humoristique, son potentiel graphique, son génie. La presse était pour lui un vecteur de créativité aussi opportun qu’une galerie, un musée, un livre, une affiche, un film, un décor de scène, un objet. Lorsqu’une rédaction faisait appel à Topor, ce n’était pas Topor qui se pliait à la rédaction, mais la rédaction qui invitait la liberté de Topor. En revanche, plus le journal — ou la revue — mettait haut la barre, plus Topor y mettait du sien. Cet ouvrage présente donc ses meilleurs dessins de presse. Ces dessins, ayant été publiés de façon éphémère, sont pour la plupart inconnus, même des spécialistes.

 

Les éclairages sont apportés par Alexandre Devaux, historien de l’art et spécialiste de l’œuvre graphique de Topor et par des interviews des dessinateurs Willem, Poussin et Picha.

La préface est de l’écrivain Jacques Vallet, un ami de Topor, et fondateur de la revue Le Fou parle (1977-1984).

 

Alexandre Devaux, Topor, Dessinateur de presse, Paris, Les Cahiers dessinés, 2014, 17,5 x 23,5 cm, 368 p.

Le site de l’éditeur est ici.

 

Rencontre avec Andrew Hussey et Éric Brun le samedi 13 décembre à Paris

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Je recevrai Andrew et Éric samedi prochain à partir de 16 heures au premier étage de la Librairie Gibert Joseph, 26 boulevard Saint-Michel (Paris VIe).

Surtout ne vous trompez pas, il s’agit de la librairie qui est en face de la rue des Écoles.

 

Rappel pour la rencontre de ce soir avec Anne van der Linden et Stéphane Trapier

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Cornelius Castoriadis, le point sur la publication de ses “Écrits politiques, 1945-1997”

 

 

 

Cornelius Castoriadis
La Société bureaucratique
Écrits politiques 1945-1997 • Volume V

Édition établie, présentée et annotée par Enrique Escobar, Myrto Gondicas et Pascal Vernay.

32 euros • env. 500 pages • 24 x 15 cm, cartonné avec jaquette.
ISBN : 978-2-35821-103-1

En librairie le 20 février 2015.
Éditions du Sandre c/o Librairie du Sandre, 5 rue du Marché-Ordener, Paris XVIIIe.
Tél. : 01 45 20 74 86 – 06 18 40 67 80.
contact@editionsdusandre.com

 

La Société bureaucratique est le cinquième volume de notre édition des Écrits politiques, 1945-1997 de Cornelius Castoriadis (1922-1997).

Rappelons le plan d’ensemble de cette édition :

 

VOLUMES PARUS

 

La Question du mouvement ouvrier (vol. I et II) – Quelle démocratie ? (vol. III et IV)

La Société bureaucratique (vol. V)

 

À PARAÎTRE :

 

Devant la guerre et autres écrits (vol. VI)

Sur la Dynamique du capitalisme et autres textes suivi de L’Impérialisme et la guerre (vol. VII, devrait paraître en 2016)

– la publication d’un dernier volume (vol. VIII) qui ne faisait pas partie du plan initial est à l’étude ; il regrouperait des textes de l’auteur consacrés aux rapports entre écologie et politique, des correspondances (notamment avec Jacques Ellul) et divers compléments, ainsi qu’un index général.

 

 

Les quatre premiers volumes étaient consacrés aux problèmes que posent l’évolution du mouvement ouvrier et les nouveaux traits apparus après 1945 dans les sociétés occidentales à tous ceux qui voudraient œuvrer à la transformation de celles-ci en un sens radicalement démocratique.

La Société bureaucratique reprend, pour l’essentiel, le contenu du livre qui fut publié sous le même titre par l’auteur en 1990 chez Christian Bourgois (édition légèrement revue du recueil de 1973 où furent pour la première fois repris, dans la collection « 10/18 », des textes sur la Russie et les autres « pays de l’Est » d’abord publiés à partir de la fin des années 40 dans la revue Socialisme ou Barbarie). Dans cet ouvrage est traitée une question où Castoriadis a toujours vu le « fil d’Ariane » qui permettait de s’orienter dans tous les grands débats politiques du XXe siècle : celle de la nature de la société issue de la révolution d’Octobre en Russie. Comprendre les causes de la transformation de cette société en la négation même de tout ce pour quoi le mouvement ouvrier avait lutté depuis ses origines était pour l’auteur – et reste pour nous, à bien des égards – une condition indispensable à la renaissance d’un mouvement d’émancipation.

Les textes rassemblés dans la première partie (« Les rapports de production en Russie ») ont été rédigés en 1948-1950, ils témoignent de la rupture de l’auteur avec le mouvement trotskiste dont il avait fait partie mais restent dans le cadre d’une analyse qui se veut encore fidèle à l’esprit de certains aspects de l’œuvre de Marx. Y sont mises notamment en relief la division antagonique entre la couche bureaucratique dominante et le reste de la population, ainsi que l’exploitation et l’aliénation que subissent ouvriers et paysans. Ceux de la deuxième partie (« La révolution contre la bureaucratie ») correspondent à la période 1956-1957, celle du grand soulèvement des ouvriers et des intellectuels de Pologne et de Hongrie contre le régime bureaucratique. Cette première grande crise qui secoua les pays de l’Est fit éclater aux yeux de tous les contradictions qui de tout temps ont traversé ces régimes et qui ont amené en fin de compte leur chute. Dans la dernière partie (« La dynamique du régime russe », 1958-1977) sont enfin approfondies et systématisées les premières analyses, et annoncées celles de notre sixième volume : Devant la guerre et autres écrits (à paraître prochainement).

 

 
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Rencontre avec Stéphane Trapier, Anne van der Linden et Christophe Comentale pour la parution de leur nouveau livre le 11 décembre à Paris

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Cliquez sur l’invitation pour l’agrandir. Sur Stéphane, sur Anne.

 

Bernard Heidsieck, “Vaduz” (1974)

 

« Au printemps de 1974, Roberto Altman m’a demandé de faire un poème sonore pour l’inauguration d’une Fondation d’art, à Vaduz, capitale bien connue du Lichtenstein, prévue pour le mois de juillet de cette même année, avec une exposition de Paul-Armand Gette et Jacques de la Villeglé.

J’étais invité donc à faire, à cette occasion, une Lecture/performance publique de ce texte à venir.

Vaduz ?

Vaduz !

Mais que faire de Vaduz ? Qu’en faire ? Et quel texte, quel poème en tirer ?

Quoi faire, oui !

Sinon, tourner, tourner autour, des semaines durant, autour de ce nom de “Vaduz”, en quête d’une motivation vraie, justifiant l’entreprise et ce travail. Que faire, oui, sinon tourner à la recherche d’un axe de correspondance. Le justifiant. Rigueur oblige !

Et merci pour la provocation !

Car en est sorti, après tout, Vaduz, ce texte réalisé de juin à décembre de cette même année 1974. Après avoir décidé de faire de Vaduz, ce maxi-village, capitale de ce mini-territoire situé au centre de l’Europe, de notre sublime Europe, le Liechtenstein, l’un, sans doute, des plus petits pays au monde, le centre même de notre globe, de notre fichu globe terrestre !, il s’est agit alors, de tracer sur une carte du monde, à partir de Vaduz, des cercles d’égale largeur, s’en éloignant en parallèles successives jusqu’à en boucler la surface totale.

Ce fut là la première mise à plat de ma “commande”. Le travail suivant ayant consisté à inscrire dans chacun des cercles, en partant de Vaduz, cercle après cercle, et à leur emplacement géographique, toutes les ethnies – et non nationalités – rencontrées au cours de ce parcours circulaire, toutes les ethnies possibles, vivant là, dans leur spécificité de langue, culture, coutumes, aspirations et singularités.

Encore avait-il fallu, pour ce faire, les rechercher toutes, ou tout au moins le maximum d’entre elles dans différents ouvrages et, bien entendu, au Musée de l’Homme tout particulièrement. Ainsi s’est allongée leur liste au fil de ces mois de recherche.

Puis ce fut la construction même du texte, la mise en place de la partition, à partir de tout ce matériau, avant d’en arriver, enfin, à sa place d’enregistrement, en stéréophonie, chez moi, sur un Révox A 700 récemment acquis et dont j’explorais, ainsi, sur ce texte, les possibilités variées.

La partition se présente comme un long papyrus de plusieurs mètres sur lequel figure donc la longue, très longue – insupportable presque même – énumération de mes ethnies et qu’il m’appartient de dérouler, petit à petit, lors de mes Lectures publiques.

En dépit d’une Lecture qui se doit d’être extrêmement rapide, dans la variété de ses rythmes successifs, prise comme elle doit l’être dans un flux physique et sonore torrentiel, il y a dans le déroulement de ce papyrus, de cette longue liste, qui finit par s’accumuler sur le sol, une volonté implicite d’en marquer visuellement, pour l’auditoire, le poids, la variété, la beauté, l’affolante ou paniquante richesse.

Ce texte, tout compte fait, ne fut pas achevé en temps voulu pour la date d’inauguration de ma Fondation d’art de Vaduz. Aussi l’ai-je lu, depuis lors, dans de très nombreuses villes, sur plusieurs continents, mais c’est ainsi que ce “Vaduz” n’a, jusqu’à présent, jamais été lu à Vaduz ! »

 

Bernard Heidsieck, mai 1989.

 

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Extrait de Vaduz, livre (et CD) publié à Marseille par Al Dante en 2007. L’éditeur a publié quatorze œuvres de Heidsieck. Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

La vidéo a été filmée le 17 mai 1996 à Rennes.
 

Bernard Heidsieck, ce très grand poète sonore, nous a quitté le 22 novembre et avec lui l’espoir que j’entretenais depuis des lustres de finir par le voir et l’entendre lire un de ses textes, en particulier Vaduz que je chéris.

 

L’affiche de David B. pour l’édition 2014 de So BD à Paris les 28, 29 et 30 novembre

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Le salon aura lieu à l’Espace des Blancs Manteaux, Paris IVe. Son site. Cliquez sur l’affiche pour l’agrandir.

 

Parmi les nombreuses manifestations, j’attire votre attention sur ce débat où interviendra Antoine Sausverd, l’animateur de l’excellent site Töpfferiana.

« Histoire de la bande dessinée : la place de Rodolphe Töpffer »
Dimanche 30 novembre, de 15 h à 16 h, Salle 1.

Après les propositions avancées il y a quelques années par Thierry Smolderen, la réédition fortement complétée du livre de Thierry Groensteen sur Rodolphe Töpffer fait progresser le débat sur l’élaboration de ce qui deviendra au XXe siècle le neuvième art. Avec ses « histoires en estampes », Töpffer est-il « l’inventeur » de la bande dessinée, créant une nouvelle forme de littérature, en lui donnant un nom et en jetant les bases d’une théorie du genre ? Ou son rôle s’inscrit-il dans un contexte plus large ? La bande dessinée a-t-elle connu plusieurs « naissances » auxquelles auraient participé le dessin humoristique, les tendances artistiques de l’époque ou encore les technologies émergentes ?

Animateur : Antoine Sausverd.
Intervenants : Thierry Groensteen et Thierry Smolderen.

 

Parution du troisième volume des rééditions de “Kazy Kat” de George Herriman

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George Herriman, Krazy Kat, Vol. 3, 1935-1939, Montreuil, Les Rêveurs, 26,5 x 37 cm, 272 p., couverture quadri, dos toilé, intérieur couleur.

Traduit par Marc Voline.

Les précédents volumes, le site de l’éditeur.

 

Brian May sera le 24 novembre à la librairie “Le Monte-en-l’air” à Paris pour montrer ses diableries

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Ma première surprise a été d’apprendre que Brian May, le guitariste de Queen, était devenu astrophysicien. J’ai fait répéter trois fois mon interlocuteur et, dès que j’ai pu, j’ai vérifié l’information sur Google, il l’est effectivement, mais en ayant beaucoup avancé ses études avant que Queen ne rencontre le succès, l’obligeant à tout suspendre. Je pensais donc que Brian May se déplacerait à Paris pour parler d’astrophysique.

En fait, non, il a d’autres passions, dont une qui a constitué ma deuxième surprise : il vient au « Monte-en-l’air » le lundi 24 pour présenter un livre sur les stéréoscopes ayant pour thème l’Enfer. Ce sont des photographies présentées en double-vue qui, grâce à un appareil optique, apparaissent en relief, annonçant l’actuelle 3D. Ces images viennent de France et datent du Second Empire où elles étaient très populaires ; avec ses amis de la London Stereoscopic Company, Brian May a constitué une collection exceptionnelle de stéréoscopes, la seule complète au monde. Ajoutons qu’avec Grandville, dont Queen s’est inspiré pour illustrer la pochette de l’album Innuendo (1991), on constate que Brian May possède une connaissance aigüe du graphisme et des curiosités françaises du XIXe siècle.

 

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L’ensemble des images vient du site de la London Stereoscopic Company. Cliquez dessus pour les agrandir, elles sont incroyables. La page de cet évènement au « Monte-en-l’air » sur Facebook et sur le site de la librairie.

Brian May, Denis Pellerin, Paula Fleming, Diableries, Stereoscopic Adventures in Hell, The London Stereophonic Company, 2013, 24,9 x 32,5 cm, 280 p.

Traduction française en 2014 par les Éditions de la Martinière sous le titre Diableries, Aventures stéréoscopiques en enfer (24,6 x 32 cm, 280 p.).

 

 

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