Brian May sera le 24 novembre à la librairie “Le Monte-en-l’air” à Paris pour montrer ses diableries

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Ma première surprise a été d’apprendre que Brian May, le guitariste de Queen, était devenu astrophysicien. J’ai fait répéter trois fois mon interlocuteur et, dès que j’ai pu, j’ai vérifié l’information sur Google, il l’est effectivement, mais en ayant beaucoup avancé ses études avant que Queen ne rencontre le succès, l’obligeant à tout suspendre. Je pensais donc que Brian May se déplacerait à Paris pour parler d’astrophysique.

En fait, non, il a d’autres passions, dont une qui a constitué ma deuxième surprise : il vient au « Monte-en-l’air » le lundi 24 pour présenter un livre sur les stéréoscopes ayant pour thème l’Enfer. Ce sont des photographies présentées en double-vue qui, grâce à un appareil optique, apparaissent en relief, annonçant l’actuelle 3D. Ces images viennent de France et datent du Second Empire où elles étaient très populaires ; avec ses amis de la London Stereoscopic Company, Brian May a constitué une collection exceptionnelle de stéréoscopes, la seule complète au monde. Ajoutons qu’avec Grandville, dont Queen s’est inspiré pour illustrer la pochette de l’album Innuendo (1991), on constate que Brian May possède une connaissance aigüe du graphisme et des curiosités françaises du XIXe siècle.

 

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L’ensemble des images vient du site de la London Stereoscopic Company. Cliquez dessus pour les agrandir, elles sont incroyables. La page de cet évènement au « Monte-en-l’air » sur Facebook et sur le site de la librairie.

Brian May, Denis Pellerin, Paula Fleming, Diableries, Stereoscopic Adventures in Hell, The London Stereophonic Company, 2013, 24,9 x 32,5 cm, 280 p.

Traduction française en 2014 par les Éditions de la Martinière sous le titre Diableries, Aventures stéréoscopiques en enfer (24,6 x 32 cm, 280 p.).

 

 

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Exposition “Benjamin Rabier, il n’y a pas QUE la vache qui rit” à Moulins au musée de l’illustration jeunesse jusqu’au 18 janvier 2015

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Présentation du musée :

 

Le musée de l’illustration jeunesse rend hommage à ce grand illustrateur né il y à 150 ans.

Fonctionnaire la nuit et illustrateur le jour, Rabier est un artiste aux multiples facettes : illustrateur pour la presse, la publicité, la jeunesse pour laquelle il a signé plus de 200 albums…

Créateur de la Vache qui rit, de Gédéon le canard, Sidonie la vache ou Aglaé la chèvre, parmi tant d’autres, il développe un bestiaire de fabuliste et, doué d’un savoureux humour, se moque habilement des hommes.

On le dit par ailleurs précurseur de la ligne claire de la bande dessinée et Hergé dira ouvertement son admiration pour ce dessinateur et son influence sur son propre travail.

Associé à Émile Cohl, Benjamin Rabier est par ailleurs reconnu comme l’un des pionniers du dessin animé.

L’édition jeunesse et l’industrie du jouet se sont régalés de son bestiaire, comme les créateurs de meubles pour enfants et même les faïenceries de Sarreguemines.

Cette exposition sera l’occasion de découvrir son univers, foisonnant, qui a accompagné plusieurs générations d’enfants… et d’adultes. De nombreux dessins originaux, issus de collections privées ou publiques et notamment du Musée de la Roche-sur-Yon, sa ville de naissance, en Vendée, seront réunies au MIJ, ainsi que des objets, des affiches…

Les œuvres de Benjamin Rabier ainsi présentées éclaireront le visiteur sur ce facétieux artiste, passé à la postérité pour avoir, notamment, fait sourire les animaux !

 

Le site du musée. Cliquez sur l’affiche pour l’agrandir.

 

Un distributeur de badges des Beatles

 

 

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Cette machine américaine (16 x 40,6 x 16 cm) dessinée sur le modèle des distributeurs des boules multicolores de bubble gum proposait de petits badges des Beatles de 2,5 cm pour un nickel, soit 5 cents. Cette belle pièce vient des archives de Heritage Auctions, cliquez dessus pour l’agrandir.

 

Mallarmé : l’anglais récréatif

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« Pour la première fois, L’Anglais récréatif ou Boîte pour apprendre l’Anglais en jouant et seul de Stéphane Mallarmé fait l’objet d’une exposition. Autour de ce manuscrit original est évoqué l’intérêt que portait le poète à la pédagogie de la langue anglaise. »

Présentation sur le site du musée.

 

Les injures trotskistes du tampographe Sardon

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« Jeu de 24 injures trotskistes aimablement fournies par d’anciens militants de l’Organisation Communiste Internationaliste.

« Monture en hêtre naturel de la taïga. »

 

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Les photos et la présentation viennent du site de Vincent Sardon, c’est aussi l’adresse pour passer une commande. Cliquez sur les images pour les agrandir.

 

Les rotoreliefs de Marcel Duchamp (2/3)

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Douze rotoreliefs, six disques imprimés recto verso, 1935, 20 cm. Tirage à 1 000 ex. datant de 1953. Chaque disque est signé à la main. Les images viennent de Heritage Auctions. Cliquez dessus pour les agrandir.

 

Une septième série des cartes “Dead Panini” est à paraître chez United Dead Artists

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Le site de l’éditeur est ici.

 

Les rotoreliefs de Marcel Duchamp (1/3)

 
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Douze rotoreliefs, six disques imprimés recto verso, 1935, 20 cm. Tirage à 1 000 ex. datant de 1953. Chaque disque est signé à la main. Les images viennent de Heritage Auctions.

La sixième pochette des vignettes “Dead Panini” est disponible

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Douze auteurs, douze cartes de 8,6 x 6 cm, pour seulement deux euros !

Elles ont été réalisées par Mattt Konture, Caroline Wedier, Olivier Deprez, Judex, Alessandro Torri, Nils Bertho, Matthieu Desjardins, Chrysope, Patrick Jannin, Jean-Jacques Tachdjian, Martin Jarrie et Missadline. J’en avait montré quelques-unes ici alors qu’elles n’étaient pas encore dans le commerce.

Les pochettes sont disponibles en ligne sur le site de United Dead Artists et, à Paris, auprès des librairies « Un regard moderne » (10, rue Gît-le-Cœur, VIe), « Le Monte-en-l’air » (71, rue de Ménilmontant, XXe), « Le Pied de biche » (86, rue de Charonne, XIe).

 

 

La sixième pochette des images “Dead Panini” vient de paraître chez United Dead Artists

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Douze auteurs, douze cartes de 8,6 x 6 cm, 2 euros.

Vous trouverez ces vignettes à Paris dans les librairies « Un regard moderne » (10, rue Gît-le-Cœur, VIe), « Le Monte-en-l’air » (71, rue de Ménilmontant, XXe), « Le Pied de biche » (86, rue de Charonne, XIe), à la galerie Lavignes-Bastille (27, rue de Charonne, XIe) et sans doute ailleurs. Sinon en ligne chez Stéphane Blanquet et sur le site des éditions United Dead Artists.

 

Le jeu de cartes de Marc Brunier Mestas

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Un as, une figure et le dos des cartes que Marc va publier en sérigraphie en janvier prochain à Lille au Cagibi. Les originaux sont des linogravures, son support de prédilection. On en reparlera lorsque ce sera disponible.

 

 

Il y a 35 ans, Goldorak débarquait à la télévision française

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« Goldorak, héraut du manga »
Par Frédéric Potet
Le Monde du 8 août 2013

 

Le pire et le meilleur a été dit et écrit sur Goldorak quand ses aventures crevaient les écrans de télévision français, à la fin des années 1970. Il décervelait les petites têtes blondes, qui ne juraient que par lui… Il véhiculait une vision totalitaire du monde… Il incarnait la volonté du Japon de se rapprocher des États-Unis sur le plan militaro-stratégique… En revanche, une thèse s’est peu fait entendre à l’époque : le robot géant aux cornes dorées œuvrait comme un cheval de Troie, envoyé en Occident par l’industrie du divertissement japonais.

Trente-cinq ans plus tard, cette analyse mérite qu’on s’y attarde. Non content d’être lui aussi « piloté » de l’intérieur, le colosse haut de 30 mètres a ouvert la voie, en Europe, à quantité d’autres séries et licences issues de la « pop culture japonaise ». « Dragon Ball », « Naruto », « One Piece », « Super Mario », « Sonic », « Zelda », « Pokémon », « Hello Kitty » – pour ne citer qu’eux – se seraient-ils implantés avec autant de ferveur dans l’imaginaire de plusieurs générations si Goldorak n’avait pas débarqué un beau jour de juillet 1978 au milieu de l’émission « Récré A2 », présentée par Dorothée ?

 

Ovni dans le ciel du Paf

Drôle d’après-midi au demeurant que ce 3 juillet où apparut cet ovni dans le ciel du PAF (paysage audiovisuel français). La télévision ne compte alors que trois chaînes. Les programmes destinés à la jeunesse alternent entre productions françaises et feuilletons américains aux diffusions multiples. Le choc est violent quand surgit cette créature venue d’un pays totalement absent des radars occidentaux, alors qu’il est un des plus grands producteurs mondiaux de films d’animation. « Il traverse tout l’Univers/Aussi vite que la lumière/Qui est-il ?/D’où vient-il ?/Formidable robot/Des temps nouveaux », scande le générique, écrit par un certain… Pierre Delanoë.

L’histoire est celle d’Actarus, un prince originaire d’une planète lointaine, Euphor, dominée par une dynastie du mal appelée « les forces de Véga ». Réfugié sur Terre, le jeune héritier, à l’aspect humain, a dérobé dans sa fuite le robot volant indestructible Goldorak. Les milices de Véga, aux intentions belliqueuses, attaquent donc la Terre. Actarus et Goldorak vont leur opposer puissance de feu et discours pacifistes, cela pendant 74 épisodes de vingt-six minutes.

 

Un vent d’exotisme chez les 7-14 ans

Le scénario fleure le manichéisme, l’animation paraît vraiment minimaliste – même au regard des standards de l’époque –, les valeurs mises en avant – le courage, l’amitié, la loyauté… – semblent tout droit sorties d’un manuel scout : peu importe. Avec ses armes aux noms tarabiscotés – cornofulgure, rétro-punch, fulguro-poing… –, Goldorak fait souffler un vent d’exotisme chez les 7-14 ans. Deux mille lettres de fans arrivent bientôt chaque semaine à Antenne 2, certains épisodes battent les records d’audience, et le robot du prince Actarus fait bientôt la couverture de Paris Match et illustre un calendrier de la poste.

Étonnant destin que celui de ce titan mutique aux débuts contrariés. Conçu en 1974 sous la forme d’un manga, Grendizer, de son vrai nom, est au départ une commande d’un fabricant de jouets, Bandai, qui souhaitait développer une production de robots. Au Japon, les héros pour la jeunesse connaissent d’habitude une existence programmée : d’abord sur papier, avant d’être adaptés en film d’animation, puis déclinés en produits dérivés. Le créateur de Goldorak, le dessinateur et scénariste Go Nagai, n’aurait, de son propre aveu, jamais beaucoup aimé ce golem raide sur pattes à qui le public japonais réserva d’ailleurs un accueil mitigé.

 

Succès contagieux

La série est néanmoins transposée en feuilleton télévisé par Toei Animation. Puis vendue à l’export, à un prix défiant toute concurrence : 20 000 francs l’épisode, alors que « les dessins animés tournés par la télévision française revenaient à l’époque à 30 000 francs la minute », comme l’explique Jacques Canestrier, le distributeur de la série dans les pays francophones. À ce tarif-là, pourquoi se priver ?

Aussi imprévisible que fulgurant, le succès français de Goldorak (nom-valise fabriqué à partir de Goldfinger et de Mandrake !) va très vite s’avérer contagieux. Candy, autre création japonaise, une petite orpheline américaine hantée par la vision d’un « prince des collines », fait son apparition dans « Récré A2 » deux mois après, en septembre 1978. Puis Albator, un héros taciturne et romantique voyageant dans l’espace à bord du vaisseau spatial Arcadia, débarque en janvier 1980. Des dizaines de feuilletons made in Japan suivent au fil des années – « Les Chevaliers du Zodiaque », « Olive et Tom », « Sailor Man », « Lady Oscar », « Cat’s Eyes »… – à la faveur d’une guerre des programmes sans merci que se livreront la Cinq, lancée en 1986 sous l’égide de la Fininvest de Silvio Berlusconi, et TF1, privatisée en 1987 – où Dorothée va bientôt créer son célèbre club.

 

Stratégie commerciale efficace

Nul ne s’en rend vraiment compte alors, mais les germes du phénomène d’engouement qui va suivre – le manga – sont déjà en route. La bande dessinée nippone repose en effet sur une stratégie commerciale efficace, construite pour captiver des segments d’âge et de sexe ciblés. « Goldorak n’est finalement rien d’autre qu’un shonen, une série destinée aux jeunes garçons, et Candy un pur shojo, une histoire pour filles », souligne Yvan West Laurence, ancien rédacteur en chef de la revue spécialisée AnimeLand. Quant à Albator, il pourrait presque s’apparenter à un seinen, un récit pour jeunes adultes, en raison de son propos plus mature. « Les principaux genres du manga étaient bien présents dès le début, mais sans que cela ait été décidé de manière délibérée. Si ces séries ont été diffusées en France, c’est d’abord parce qu’elles ne coûtaient pas cher », insiste Yvan West Laurence.

 

La suite est à lire ici. Je sais qu’il est beau, mais mon Goldorak nest pas à vendre.

 

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