À Alésia, la rénovation du cinéma Gaumont

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L’attraction ces temps-ci au carrefour Alésia est la reconstruction du « Gaumont Alésia ». Ouvert en 1921 sous le nom « Montrouge Palace » avec une seule salle d’une capacité de 2 800 places, il n’a pas cessé d’être modifié au file des décennies jusqu’à compter sept salles avant les travaux.

 

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“Le Parrain” de Coppola par Laurent Durieux

 

 

« Laurent Durieux beautiful work takes poster art to a high level. The images, which are stunningly executed, express ideas and themes of the movies he has chosen in new terms. They communicate much without words, and stand alongside the wonderful tradition of illustrative art. »

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J’ai donné l’an dernier une longue présentation du travail de Jack et Laurent Durieux, inutile d’y revenir. Je profite juste que les fichiers du Parain I & II soient enfin disponibles pour les montrer ici. Ils viennent du site de Laurent, ainsi que la citation du parrain du cinéma indépendant américain.

 

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Peter Gabriel avec Genesis (1973)

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À quelques jours de son 65e anniversaire, je voudrais montrer des images de Peter Gabriel sur scène avec Genesis en 1973. Ce sont des images qui viennent de deux concerts, l’un filmé par l’ORTF à Paris au Bataclan en janvier (The Musical Box), l’autre à Shepperton, dans le Surrey, en octobre (Supper’s Ready). Ces vidéos circulent sur You Tube.

On a un peu de mal à se figurer aujourd’hui à quel point la musique du groupe, le maquillage et les tenues scéniques de Peter Gabriel étaient audacieux et à mesurer leur impact. Cet ensemble culminera avec le double album The Lamb Lies Down on Broadway (novembre 1974) et les tournées américaine et européenne qui suivront (novembre 1974-mai 1975). Gabriel quittera Genesis après un dernier concert à Saint-Étienne.

 

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Katsuhiro Ōtomo revisite M. C. Escher (1981)

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Le mangaka et réalisateur japonais Katsuhiro Ōtomo, créateur d’Akira, vient de recevoir le Grand Prix du Festival d’Angoulême.

J’avais déjà montré une variation autour de l’autoportrait d’Escher ici et j’ai brièvement évoqué le film Akira sur mon ancien blog.

L’image vient de , cliquez dessus pour l’agrandir.

 

“UnderGronde” un film de Francis Vadillo (2014)

 

« Dérive initiatique à travers l’Europe du graphzine, du fanzine et de la microédition. »

Avec par ordre d’apparition à l’écran : Charles Pennequin, Le Dernier Cri (Marseille), Pakito Bolino, Daisuke Ichiba, La Fanzinothèque (Poitiers), Jean-Jacques Tachdjian/El Rotringo, Le Cagibi (Lille), Mattt Konture, François de Jonge, Hors cadre impression (Villefranche-de-Rouergue dans l’Aveyron), Imprimerie Trace (Concots dans le Lot), Yannis La Macchia, Sarah Fisthole, The Hoochie Coochie.

 

Programme de la « Journée de la critique des médias » organisée par Acrimed samedi prochain

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J’en avais parlé ici.

 

Dans les salles : “The Smell of Us” de Larry Clark

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L’affiche vient du site du distributeur du film Jour2fête. Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

 

Journée de la critique des médias organisée par Acrimed le 31 janvier 2015 à Paris

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La question des médias, c’est notre affaire !

 

 

1995 : La plupart des grands médias accusent de corporatisme et d’archaïsme le mouvement de grèves et de manifestations qui s’opposent au plan Juppé, visant (déjà…) à démanteler la Sécurité sociale. Ce fut une raison suffisante de fonder Acrimed.

2005 : La quasi-totalité des éditocrates et « experts » font campagne pour le « oui » au référendum pour un traité constitutionnel européen, décrétant que le « non » (qui l’emportera) est irrationnel et xénophobe. Ce fut l’une des raisons d’organiser, sur notre proposition, des États généraux pour le pluralisme en 2006.

2015 : La plupart des chiens de garde de l’ordre médiatique et social existant continuent d’aboyer contre tout discours remettant en cause les politiques néolibérales et le magistère que ces idéologues s’arrogent. C’est l’une des raisons d’organiser une journée de critique des médias. Mais ce n’est pas la seule.

1995-2015 : Deux décennies ont vu se succéder des gouvernements qui, sur la question des médias, ont laissé s’aggraver, quand ils ne les ont pas aggravées eux-mêmes, l’anémie du pluralisme et la précarité du journalisme, l’emprise du capital privé sur les médias et le recul du secteur public (ou sa soumission croissante aux logiques d’audimat). Des résistances se sont multipliées, des alternatives associatives ont vu le jour : ce fut sans le soutien de ces gouvernements, quand ce ne fut pas malgré eux ou contre eux. Au cours de ces deux décennies, des gouvernements prétendument progressistes sont parvenus à deux reprises au pouvoir : quand ils n’ont pas favorisé ce qu’ils prétendaient combattre, ils n’ont produit jusqu’à présent que quelques rustines !

La situation de la grande presse écrite est dramatique. Dans la plupart des médias, qu’il s’agisse d’indépendance à l’égard des pouvoirs ou de pluralisme politique, la crise n’a en rien changé la donne : c’est aux mêmes prétendus experts économiques et aux mêmes journalistes dominants que l’on continue de demander des « diagnostics » et des « solutions », malgré leur faillite avérée. Difficile d’ailleurs de voir comment les choses pourraient changer puisque rien ne contraint au changement ceux qui tiennent les rênes des « grands » médias au nom de grands propriétaires ayant fait fortune dans le BTP (Bouygues), l’armement (Dassault, Lagardère), le luxe (Arnault) ou les télécommunications (Niel).

En outre, le gouvernement actuel ne fait même plus semblant de se préoccuper vraiment de la question des médias. Il est vrai que le candidat François Hollande avait peu promis. Mais il n’a à ce jour presque rien tenu. Une réformette du CSA tient lieu de transformation de la régulation démocratique des médias. L’appropriation des médias par des groupes qui dépendent des marchés publics est restée inchangée. La refonte des aides à la presse, timidement envisagée, a été reportée sine die. La loi sur le secret des sources, pourtant adoptée en commission, a disparu. Des propositions de lois, notamment sur le statut juridique des rédactions et sur le statut d’entreprise de presse sans but lucratif, ont été déposées ou pourraient l’être : il n’existe aucune certitude qu’elles soient effectivement discutées. Les lois Loppsi et Hadopi sont, pour l’essentiel, toujours en vigueur. La financiarisation des entreprises médiatiques continue à faire des ravages, la précarité d’une grande partie des journalistes (notamment les jeunes) ne cesse de se développer, la distribution de la presse imprimée est déstabilisée, les concentrations et les instrumentalisations capitalistes des médias s’intensifient : sur tout cela le gouvernement est de marbre. Mais, notamment pour obéir aux injonctions de l’Europe libérale, le statut de l’AFP est menacé et France Télévisions risque en 2017 d’être privée du soutien du budget public, sans réelle compensation.

Dans tous les domaines, prolifèrent ainsi des informations aux yeux bandés : sur les mouvements sociaux, sur les questions économiques, les questions judiciaires et biens d’autres, la pluralité des opinions éditoriales est confisquée par des commentateurs multicartes et une minorité de prétendus experts qui sévissent dans tous les médias. Quant aux questions internationales…

Dans tous les médias (ou presque), travaillent des journalistes sous contraintes qui, quand ils ne sont pas des rouages n’aspirant qu’à servir, subissent des logiques mercantiles, des hiérarchies incontrôlées, l’extension de la précarité, des conditions de travail détériorées, des rédactions sans statut juridique, une protection dérisoire du secret des sources, etc.

Enfin, la plupart des grands médias sont des médias sous emprise : sous l’emprise des effets conjugués de la révolution numérique et de la contre-révolution néolibérale. Les espaces de liberté qu’ils concèdent sont fragiles : il faut les renforcer. Des médias alternatifs se multiplient, notamment sur internet ; il faut les soutenir. Mais ces médias alternatifs, livrés à eux-mêmes, ne peuvent constituer en eux-mêmes une alternative aux médias qui touchent la majeure partie de la population.

Transformer les médias : une urgence démocratique, un combat politique !

Par temps de crise, la question des médias ne figure sans doute pas parmi les urgences économiques et sociales. Mais la crise n’aboutit pas seulement à une détérioration des conditions d’existence de la plupart d’entre nous : les politiques d’austérité qui, prétendant répondre à la crise, contribuent en réalité à aggraver ses conséquences, sont confortées par un intense travail sur l’opinion accompli en grande partie par les, médias dominants. Transformer les médias reste donc une urgence démocratique et un combat politique décisif. C’est pourquoi nous avons décidé d’organiser, pour la première fois (et sans doute pas la dernière…), une Journée de la critique des médias.

Parce que nous ne prétendons pas mener solitairement ce combat et que celui-ci doit mettre en mouvement associations, syndicats, médias critiques et forces politiques qui, dans les limites de leurs terrains d’intervention, partagent, ne serait-ce que partiellement, notre diagnostic et nos propositions, nous voulons faire de cette journée un moment de rencontre, de confrontation et de mobilisation.

 

Journée de la critique des médias
Samedi 31 janvier 2015 de 14 h à 21 h 30
À La Java (105 rue du Faubourg du Temple, Paris Xe)
Métro : Goncourt ou Belleville

 

Avec la participation de : Attac, Bastamag, Ligue des Droits de l’Homme, SNJ, SNJ-CGT, Solidaires, Syndicat de la Magistrature…

Et de Gilles Balbastre, Pierre Carles, Serge Halimi, Henri Maler, Didier Porte, Mathias Reymond…

La liste précise des participants et des soutiens, ainsi que le programme et les horaires détaillés de la journée sont à venir.

L’évènement sur le site d’Acrimed (ici et ), la page sur Facebook.

 

Hommage à Simon Leys le 18 décembre au centre Wallonie-Bruxelles

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Le sinologue belge Pierre Ryckmans/Simon Leys nous a quitté en août dernier. Le centre Wallonie-Bruxelles projette le film Simon Leys, la Chine, la littérature et la mer, entretien avec l’auteur mené par Jacques De Decker et Jean-Luc Outers il y a dix ans. L’entrée est libre.

Toutes les informations sont disponibles sur le site du centre.

L’image, signée William West, vient de la RTBF. Cliquez dessus pour l’agrandir.

 

Affiche de la mairie de Grenoble

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La page de la mairie de Grenoble est ici. Deux articles sur la suppression de l’affichage publicitaire. Cliquez sur l’affiche pour l’agrandir.

 

Jack et Laurent Durieux seront à Paris pour l’inauguration de la galerie “Mondo Graphics” le 25 novembre

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Jack et Laurent Durieux inaugurent la galerie « Mondo Graphics » de Dominique Besson, un marchand d’affiches anciennes qui ouvre un espace exclusivement réservé à la présentation et la vente des affiches sérigraphiées de Mondo. J’ai beaucoup évoqué cet éditeur américain installé à Austin au Texas tant il a œuvré à redonner au plus grand nombre le goût du graphisme et fait connaître mondialement de jeunes artistes tels Olly Moss, Ken Taylor, Jay Shaw, Kevin Tong, Tyler Stout, Tom Whalen, Martin Ansin, Phantom City Creative, Kilian Eng, Jason Edmiston, We Buy Your Kids, Vania Zouravliov, DKNG et utilisé les talents de personnalités reconnus comme Alex Ross, Mike Mignola ou Francesco Francavilla. (Comme vous l’aurez remarqué, il n’y a pas une seule femme parmi les artistes invités par Mondo.)

Largement reprises sur les sites dédiés à la culture Geek et bientôt au-delà, le succès de Mondo a suscité des vocations, on ne compte plus le nombre de petits éditeurs qui, sur le même modèle, impriment des affiches de films. Celles de Mondo, bien que peu onéreuses, ne sont pas des œuvres auxquelles on accède aisément, c’est le moins que l’on puisse dire, tirées à très peu d’exemplaires (300 à 400 ex. en moyenne pour le monde entier, numérotés et le plus souvent signés), elles partent via Internet en moins de deux minutes – ce n’est pas une blague. D’où l’intérêt pour le public de pouvoir se rendre dans cette galerie parisienne qui ne montre que leurs affiches, car à moins de voyager à Austin, on ne les verrait pas autrement.

Laurent Durieux qui vit à Bruxelles est l’exemple type de l’artiste dont Mondo a fait en quelques commandes une vedette du graphisme. Il faut dire que son œuvre impressionne, sa minutie, son sens de la couleur et de la composition l’imposent comme un des grands parmi les contemporains. Et si je ne le montre pas aussi souvent que je le voudrais, c’est que j’éprouve les plus grandes difficultés à dénicher des fichiers de ses œuvres en grand format, comme pour cette récente affiche du Parrain de Coppola, qui est belle à pleurer, ou The Day the Earth Stood Still (Le jour où la terre s’arrêta, 1951).

Voici un travail récent que Laurent a réalisé pour Nautilus Art Prints, une maison d’édition que dirige son frère Jack et qui a débuté ses activités au début de l’année 2014, précisément avec ces deux affiches en hommage à Jules Verne, hommage qui je l’espère appellera d’autres réalisations. Comme chez Mondo, le travail est décliné en deux versions, la regular et la variant, elles gardent le même dessin, seules les couleurs changent. J’ai récupéré les nombreux détails de Voyage au centre de la Terre (1864) sur les pages Facebook de Laurent et Jack. J’essaierai de montrer d’autres affiches dans les jours qui viennent. Cliquez sur les images pour les agrandir.

 

 

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Inauguration de « Mondo Graphics » au 7 rue Choron (Paris IXe), le mardi 25 novembre à 18 h 30 en présence de Laurent et Jack Durieux. Le site de la galerie est ici.

 

“Yé-Yé Girls of ‘60s French Pop” par Jean-Emmanuel Deluxe

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Jean-Emmanuel a rédigé un livre sur les chanteuses françaises (et étrangères chantant en français) de la génération yé-yé, les Françoise Hardy, Sylvie Vartan, France Gall, Sheila, Chantal Goya, Dani, Jane Birkin, Brigitte Bardot, Anna Karina, mais aussi des personnalités plus en marge comme Stella que l’on retrouvera chez Magma. Idoles à part entière, vedettes d’un tube, actrices de passage, il les ressuscite au milieu de pochettes de disques, de couvertures de magazines, de publicités, s’entretient avec certaines d’entre elles et recontextualise l’apparition de ce phénomène dans la société française.

 

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Grand connaisseur des musiques actuelles, Jean-Emmanuel ne se contente pas de fêter les années soixante. Loin de toute nostalgie, il dessine des filiations, souligne des relais qui vont au-delà de l’hexagone, traversent les continents et entraînent les générations suivantes (Brigitte Fontaine, Véronique Sanson, Elli Medeiros, Lio, Niagara, Mikado, Helena Noguerra, Mareva Galanter, April March).

La question que l’on peut se poser, c’est pourquoi un tel travail n’a pas encore trouvé d’éditeur français ou francophone ? Il faut se contenter pour l’heure de la seule édition américaine…

 

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Jean-Emmanuel Deluxe, Yé-Yé Girls of ‘60s French Pop, Port Towsend (Washington), Feral House, 2013, 20,3 x 20,3 cm, 256 p., ill.

Préface de Lio. En couverture : Annie Philippe, pochette du EP quatre titres, Lettre pour Annie (Philips, 1967).

 

Seules la couverture et les trois premières images proviennent directement du livre, les suivantes ont été récupérées sur Internet et peuvent légèrement différer des reproductions données dans les pages de l’édition de Feral House, elles ne sont donc données qu’à titre indicatif.

De haut en bas : Françoise Hardy, dessin de Françoise Hardy et Sylvie Vartan, choix de pochettes de 45 tours et de EP quatre titres, Françoise Hardy en moto, deux fois Jane Birkin, Elli Medeiros.

 

Ne manquez pas d’écouter le Feral House Deluxe Yé Yé Mix #1 que Jean-Emmanuel a concocté pour l’occasion ; c’est plein de choses délicieuses (Fallait pas écraser la queue du chat de Clothilde). Le site de l’éditeur.

 

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