Le prix Nobel de littérature Mo Yan sera présent à Aix-en-Provence et Marseille les 18 et 19 septembre pour un colloque international portant sur son œuvre

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Cliquez sur les images du programme pour les agrandir.

Mo Yan sera ensuite de passage à Paris où plusieurs rencontres publiques seront organisées les 24, 29 et 30 septembre, j’y reviendrai à ce moment-là.

Il a été question de Mo Yan dans ces colonnes il y a presque deux ans au moment de l’attribution du prestigieux Nobel.

 

Un livre en hommage à Marvel Comics est à paraître chez Taschen

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Vous trouverez une présentation du livre sur le site de l’éditeur. Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

 

Les rotoreliefs de Marcel Duchamp (2/3)

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Douze rotoreliefs, six disques imprimés recto verso, 1935, 20 cm. Tirage à 1 000 ex. datant de 1953. Chaque disque est signé à la main. Les images viennent de Heritage Auctions. Cliquez dessus pour les agrandir.

 

Une exposition de Frédéric Voisin pour la parution de “The Ugly Monsters” du 13 au 28 septembre à la librairie Le Monte-en-l’air à Paris

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Le Monte-en-l’air, 71 rue de Ménilmontant/2 rue de la Mare, Paris XXe. Exposition du 13 au 28 septembre 2014. Vernissage le samedi 13 septembre à 18 h en présence de Frédéric Voisin.

« Frédéric Voisin a produit une série d’extraterrestres rétros, des monstres cartoonesques venus de toutes les galaxies qui rendent hommage au dessinateur Basil Wolverton. Un catalogue et une série de vignettes ont été édités à cette occasion. »

 

Cliquez sur les images pour les agrandir. Le site de Frédéric est ici.

 

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Une septième série des cartes “Dead Panini” est à paraître chez United Dead Artists

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Le site de l’éditeur est ici.

 

Sortie du film d’Olivier Assayas

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« Je n’ai jamais aimé l’industrie du cinéma français que je trouve ringarde, en retard de deux guerres sur les formes les plus conventionnelles du cinéma américain ; enlisée dans des débats corporatistes qui ne m’intéressent pas et souvent porteurs de valeurs extrêmement réactionnaires : depuis que je fais du cinéma, à toutes les époques, il ne me semble y avoir entendu qu’un discours revanchard, obsédé par sa détestation de la Nouvelle Vague, obsédé par son désir de tourner enfin cette page, constamment persuadé d’y être enfin parvenu, et constamment déjoué dans cette pauvre ambition du simple fait que l’on ne récrit pas l’histoire.

« L’industrie du cinéma français est riche, prospère, surprotégée et endémiquement mécontente ; comme les agriculteurs subventionnés de la PAC qui pourrissent les sols, empoisonnent la faune et les nappes phréatiques et réclament d’autant plus de subsides pour poursuivre le massacre. »

Olivier Assayas.

 

Cette réflexion est extraite du Nouvel Observateur.

 

Gaza, le 16 août 2014

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Photo de Roberto Schmidt (AFP-Getty Images). Cliquez sur l’image pour l’agrandir. Sa page Twitter est ici.

 

Une nouvelle édition des “papiers découpés” de Matisse

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En 2009, Taschen publiait un luxueux coffret comprenant une étude sur la technique avec laquelle le peintre s’exprimera sur la fin de sa vie et une réédition en fac-similé de Jazz publié en 1947. Cinq après, l’éditeur revient sur cette aventure, la création d’un « tout nouveau mode d’expression qui reformulait l’antagonisme traditionnel entre dessin et couleur », dans une édition condensée et donc moins onéreuse du livre de notre ami Xavier-Gilles Néret.

 

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De haut en bas : Henri Matisse travaillant à ses découpages à Vence en 1948 (akg-images/Bianconero) ; L’atelier d’Henri Matisse à l’hôtel Régina, Cimiez-Nice en avril 1952, photo de Hélène Adant (Fonds Hélène Adant, Bibliothèque Kandinsky, centre de recherche et de documentation, MNAM / CCI, Centre G. Pompidou, Paris).

J’avais évoqué le coffret sur mon ancien blog ici et .

 

Philip K. Dick, la France, la littérature et la situation aux États-Unis sous l’administration Nixon (1977)

 

Entretien réalisé lors du Festival du livre de science-fiction à Metz en septembre 1977 par François Luxereau et René Lubin, le film est réalisé par Yves Breux.

 

Les couvertures des romans de Philip K. Dick chez “J’ai Lu”

1-Les-Joueurs-de-Titan 2-Blade-Runner 3-Les-Marteaux-de-Vulcain 4-Le-Maitre-du-Haut-Chateau 5-Le-Maitre-du-Haut-Chateau-poche 6-Le-Temps-desarticule 8-Loterie-solaire 9-Le-Profanateur 10-Les-Chaines-de-l'avenir 12-Docteur-Futur 13-Le-Bal-des-Schizos 14-Les-Pantins-cosmiques

 
Je signale le travail sur les rééditions des romans de Philip K. Dick chez J’ai Lu, en particulier celui de l’éditeur Thibaud Eliroff chargé de revoir les textes, les corriger, voire les faire retraduire ; j’attire également votre attention sur le soin porté aux couvertures que signent le graphiste François Lamidon : elles contribuent largement à la remise en valeur de ces classiques de la science-fiction. Cliquez sur les images pour les agrandir.

Le site de François Lamidon est ici, celui de J’ai Lu .

Je tiens à remercier le service de presse de J’ai Lu pour les visuels et les informations.

 

Une exposition collective à la galerie Arts Factory Bastille à partir du 30 août : Joan Cornellà, Angela Dalinger, Anouk Ricard, Aisha Franz, Isabelle Boinot et LL Cool J

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L’année scolaire s’était achevée sur le beau bouquet offert par l’exposition d’Amandine Urruty et Sergio Mora, la galerie débute cette rentrée avec une présentation de jeunes artistes, majoritairement féminins. La présentation est ici. Cliquez sur les images pour les agrandir.

 

“… Et pourtant, il faudra bien négocier avec le Hamas”

 

« Fin de la trêve à Gaza : et pourtant,
il faudra bien négocier avec le Hamas »

Par Pascal Boniface

 

Publié le 8 août 2014 par Le Nouvel Observateur

 

La trêve conclue entre Israël et le Hamas n’aura pas duré longtemps. Sans préjuger de l’ampleur des combats à venir et leurs dégâts, la situation est déjà catastrophique.

 

Il y a à la fois un problème de ravitaillement d’urgence et de reconstruction pour Gaza. Près de 2 000 morts, 10 000 blessés dont de nombreux resteront mutilés à vie, environ 300 000 déplacés, le bilan est lourd. Nourriture, alimentation en eau et électricité, hébergement soins médicaux, tout manque. En temps normal, c’est déjà un défi majeur que de fournir ces éléments à une population qui en a désespérément besoin, mais si le blocus est maintenu c’est mission impossible. Il faudra donc y mettre fin.

La reconstruction de Gaza est déjà évaluée à ce jour entre 4 et 6 milliards de dollars. Il est peu probable qu’Israël, responsable de ces destructions en paie, fût-ce partiellement, le prix. C’est donc probablement le reste de la communauté internationale qui sera appelée à régler la facture, comme une sorte de pénalité à son impuissance volontaire de mettre fin aux bombardements.

Mais, là encore, cet immense effort ne sera pas possible si le blocus est maintenu. On dit souvent que la Palestine est l’un des territoires qui reçoit l’aide internationale la plus importante par habitant. Mais ce n’est qu’une maigre compensation par rapport à l’impossibilité de disposer d’un État libre. Si les Palestiniens pouvaient produire, exporter, circuler librement, ils n’auraient pas besoin d’aide internationale.

Le problème est qu’Israël ne voudra certainement pas y mettre fin, sauf à accorder une victoire politique au Hamas.

La solution consisterait à obtenir une garantie de l’arrêt des tirs de roquettes en échange de la fin du blocus. Il pourrait être garanti par une force d’interposition internationale. Les tirs de roquettes n’ont quasiment pas d’effets militaires et ils sont politiquement et stratégiquement désastreux. Ils ont largement fédéré la population israélienne autour de Netanyahu, contribué à affaiblir le camp de la paix en Israël et renforcé les partisans des solutions de force.

Le Hamas s’est renforcé au détriment de l’Autorité palestinienne. Contrairement au calcul israélien, la population de Gaza ne rend pas le Hamas responsable de ses souffrances.

Depuis 2006, les Occidentaux refusent de parler au Hamas parce qu’ils l’ont inscrit à la demande d’Israël sur la liste des organisations terroristes. Même si l’on peut critiquer la politique de tir de roquettes du Hamas, il faut se rendre à une évidence : on ne choisit pas son interlocuteur. Il faut négocier avec ceux qui comptent et le Hamas compte aux yeux des Palestiniens. Ce n’est pas en ignorant cette réalité que l’on avancera. C’est de surcroît hypocrite car il y a des contacts officieux, y compris entre Israël et le Hamas.

Refuser de négocier avec le Hamas c’est refuser de vouloir parvenir à un résultat.

Quels sont les gagnants et les perdants de cette crise ? Les seconds sont les plus nombreux.

En tout premier lieu bien sûr, la population de Gaza. Il y a de nombreux exemples de bombardement de populations civiles bien que cela heurte de plus en plus les consciences. Il est rarissime de voir une population soumise à un blocus être bombardée. Où peut-elle fuir ?

Israël a remporté une victoire militaire (il ne pouvait en être autrement du fait de la disproportion des forces) mais a largement perdu la bataille de l’opinion. Certes, comme déjà dans le passé les pays occidentaux ont laissé faire avant de réagir, et encore, de façon très modérée. Mais l’opposition à la politique israélienne est devenue forte dans tous les pays occidentaux y compris les plus proches de Tel Aviv.

Par ailleurs, des pays latino-américains n’ont pas hésité à prendre des sanctions contre Israël. Il est probable que la campagne de Boycott sanction des investissements (BDS) va reprendre de plus belle si Israël ne change pas de cap.

Le problème est que la quasi-totalité des juifs israéliens ont soutenu les bombardements. La population israélienne s’est radicalisée et l’hostilité, parfois même la haine, des Palestiniens s’est renforcée.

Divisés, les pays arabes ont été marginalisés.

Les pays occidentaux, dont certains ont encore l’illusion de pouvoir diriger le monde, ont montré leur impuissance. Ils ont assisté en spectateurs aux événements sans pouvoir peser sur eux. On ne peut que remarquer la rapidité avec laquelle ils prennent des sanctions contre la Russie et leur incapacité à le faire face à Israël, qui estime donc avoir les mains libres. De ce fait, les occidentaux apparaissent moins puissants et de surcroît, leur crédit moral s’est dévalué.

Si un accord politique global n’est pas conclu, les trêves ne seront que des trêves, c’est-à-dire une interruption des combats qui reprendront tôt ou tard, comme en 2009 et 2012.

 

Pascal Boniface est directeur de l’IRIS.

 

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