Comment la Palestine est devenue Israël : “Palestine, Histoire d’une terre” de Simone Bitton (1992)

 
 

Palestine, Histoire d’une terre, 1ère partie (1880-1950)

 

 

De la fin du XIXe siècle jusqu’à nos jours, l’histoire d’une terre, la Palestine, une terre où s’est établie, en 1948, l’État d’Israël, une terre revendiquée par Israéliens et Palestiniens, une terre devenue un enjeu pour la paix du monde. Un récit historique unique, à partir d’archives rares, pour comprendre si une négociation, un partage sont possibles aujourd’hui.

Sporadique dans les premiers temps, l’immigration juive en Palestine s’organisa dés 1897. À cette époque, une large majorité de musulmans cohabitait avec un faible pourcentage de chrétiens et de juifs. Le sionisme d’abord, des persécutions ensuite conduisirent un nombre croissant de juifs à s’installer en Palestine, au sein d’un foyer national, crée par les Britanniques après la Première Guerre mondiale, puis dans le cadre de l’État hébreu, institué par l’ONU en 1947. Les nations arabes n’acceptèrent pas la décision de l’ONU et refusèrent la coexistence pacifique. Des guerres sporadiques, brèves et violentes, permirent à Israël de résister à ceux qui voulaient sa destruction sans jamais régler le problème des Palestiniens, parqués ici, massacrés ailleurs.

 

Manifestation le mercredi 23 juillet à 18 h 30 de Denfert-Rochereau à Invalides à l’appel du Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Israéliens et Palestiniens

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Publié le 22 juillet 2014 par Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Israéliens et Palestiniens

Le bombardement intensif de Gaza depuis 13 jours, avec plus de 3 000 raids aériens, a causé la mort de plus de 350 Palestiniens, blessé plus de 2 500 autres et détruit des centaines d’habitations. Le bilan s’alourdit à chaque heure avec le début de l’offensive terrestre qui a commencé jeudi 17 juillet. Même le domicile du Chef de l’antenne consulaire française à Gaza a été bombardé.

 

Une nouvelle fois le pouvoir israélien déclenche un déluge de feu sur Gaza, au prétexte de tirs de roquettes, mais avec pour objectif avoué de mettre fin au gouvernement palestinien d’entente nationale, condition pourtant nécessaire à tout progrès vers une paix juste. Devant cette situation dramatique, les gouvernements occidentaux se cantonnent une nouvelle fois à « dénoncer l’engrenage de la violence » sans désigner le responsable de cette nouvelle tragédie, et appelant seulement le gouvernement israélien à la « retenue ». Le président François Hollande est même allé jusqu’à cautionner l’agression d’Israël contre la population de Gaza en déclarant, lors de son entretien téléphonique avec Benjamin Netanyahou le 9 juillet dernier, qu’il appartenait au gouvernement israélien de prendre toutes les mesures pour protéger la population face aux menaces. »

L’Union européenne disposerait d’un moyen simple : la suspension de l’accord d’association avec Israël qui accorde des avantages économiques à ce pays. Cet accord est conditionné par le respect des droits humains, ce qui n’est pas le cas avec la colonisation et l’existence du mur qui sont illégaux selon le droit international.

Pour dénoncer cette passivité coupable de nos gouvernants, et obtenir des actions concrètes de la France auprès du pouvoir israélien et du Conseil de sécurité, le Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens* appelle tous les militants à manifester

 

mercredi 23 juillet à 18 h 30 de Denfert-Rochereau à Invalides

 

Pour l’arrêt immédiat des bombardements sur Gaza

 

Pour l’arrêt de l’agression israélienne en Cisjordanie et à Jérusalem

 

Pour la levée du blocus, illégal et criminel, de Gaza

 

Pour des sanctions immédiates contre Israël jusqu’au respect du droit international

 

Pour le soutien au peuple palestinien et au gouvernement d’entente nationale

 

La cause palestinienne n’a rien à voir avec l’extrême droite et n’accepte aucun soutien de leur part

 

* Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui (ACCA), Alliance for Freedom and Dignity (AFD), Alternative Libertaire (AL), Américains contre la guerre (AAW), Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF), Association des Tunisiens en France (ATF), Association France Palestine Solidarité (AFPS), Association Nationale des Élus Communistes et Républicains (ANECR), Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l’Action Citoyenne (ATTAC), Association pour les Jumelages entre les camps de réfugiés Palestiniens et les villes Françaises (AJPF), Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC), Association Universitaire pour le Respect du Droit International en Palestine (AURDIP), Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP), Cedetim/IPAM, Collectif des Musulmans de France (CMF), Collectif Faty Koumba, Collectif Interuniversitaire pour la Coopération avec les Universités Palestiniennes (CICUP), Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Palestine (CJACP), Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPRPO), Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient du 5e arrt (CJPP5), Confédération Générale du Travail (CGT), Confédération paysanne, Droit-Solidarité, Ensemble, Europe Écologie les Verts (EELV),  Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR), Fédération Syndicale Unitaire (FSU), Gauche Unitaire (GU), Génération Palestine, La Courneuve-Palestine, le Mouvement de la Paix, les Alternatifs, les Femmes en noir, Ligue des Droits de l’Homme (LDH), Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté section française de la Women’s International League for Peace and Freedom (WILPF) (LIFPL), Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP), Mouvement Jeunes Communistes de France (MJCF), Mouvement Politique d’Émancipation populaire (MPEP), Organisation de Femmes Égalité, Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF), Parti Communiste Français (PCF), Parti de Gauche (PG), Participation et Spiritualité Musulmanes (PSM), Une Autre Voix Juive (UAVJ), Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens (UTIT), Union Générale des Étudiants de Palestine (GUPS-France), Union Juive Française pour la Paix (UJFP), Union Nationale des Étudiants de France (UNEF), Union syndicale Solidaires.

 

Image : Youth holds-up a big Palestinian flag during a protest against the controversial separation wall in the West Bank village of Bilin west of Ramallah, June 2, 2006 (MaanImages/Fadi Arouri). Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

 

La fresque de Joe Sacco sur la bataille de la Somme à la station Montparnasse

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À la station de métro Montparnasse-Bienvenüe, la fresque de Joe Sacco sur le premier jour de la bataille de la Somme (1er juillet 1916) est reproduite tout le long du tapis roulant, dans un immense format. Allez-y, c’est impressionnant. Il a été question de ce livre ici et .

 

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Le journaliste israélien Gideon Levy appelle au boycott d’Israël

 

 

« Arrêtez de vous prosterner devant Israël ! »

 

Les Américains et les Européens ont essayé la voix de la raison et ils ont échoué. Ils doivent désormais s’adresser à Israël dans le langage qu’il comprend le mieux (et ce n’est pas l’hébreu).

S’il y a une communauté internationale, qu’elle le fasse savoir rapidement. Car pour le moment il est clair qu’il n’y a plus aucune intervention internationale en Israël. Les Américains ont plié bagages, les Européens ont renoncé, les Israéliens s’en réjouissent et les Palestiniens sont désespérés.

De temps à autre, un pape ou un ministère des affaires étrangères vient faire un petit tour (celui de la Norvège était ici la semaine dernière), prononce du bout des lèvres quelques mots, pour la paix, contre le terrorisme et les colonies, puis disparaît comme il était venu. Au bout du chemin le roi a été remplacé par un clown. Ils abandonnent le conflit aux soupirs des Palestiniens et l’occupation aux mains d’Israël, à qui on peut faire confiance pour la faire fructifier d’une main encore plus ferme.

Ce retrait de l’humanité est inacceptable : la communauté internationale n’a pas le droit de laisser les choses en l’état, même si c’est le souhait le plus ardent d’Israël.

La situation actuelle n’est pas acceptable au XXIème siècle. Il y a effectivement de quoi se lasser s’il s’agit de creuser le même sillon et de faire les mêmes propositions dérisoires à un sourd. L’échec américain montre qu’il est le temps d’adopter une autre méthode, jamais tentée à ce jour. Le message, tout comme les moyens de le faire entendre doivent changer. Le message doit concerner les droits civiques et l’on doit recourir aux sanctions pour le faire entendre.

Jusqu’à présent on a utilisé la flagornerie à l’égard d’Israël, lui présentant une carotte après l’autre pour tenter de lui plaire. Cela s’est avéré un échec retentissant. Cela n’a fait qu’inciter Israël à poursuivre sa politique de dépossession. Le message aussi a failli : la solution à deux États est devenue fantomatique. Le monde a essayé de lui redonner vie artificiellement. Les propositions se sont succédé, étrangement similaires, d’une feuille de route à l’autre, du Plan Rogers aux navettes de John Kerry, et chacune a fini en poussière dans un tiroir. Israël a toujours dit non, seuls ses prétextes et conditions présentant des changements : la fin du terrorisme ici, la reconnaissance d’un État juif là.

Et pendant ce temps le nombre de colonies en Cisjordanie a été multiplié par 3 ou 4, tandis que la brutalité de l’occupation augmentait, au point que des soldats se mettent à tirer sur des manifestants par pur ennui.

Le monde ne peut collaborer à ceci. Il est inacceptable, au XXIème siècle, de la part d’un État qui prétend faire partie du monde libre de priver une autre nation de ses droits. Il est impensable, carrément impensable que des millions de Palestiniens continuent à vivre dans ces conditions. Il est impensable qu’un État démocratique puisse continuer à les opprimer de la sorte. Et il est impensable que le monde regarde cela et laisse faire.

La discussion sur les deux États doit maintenant se transformer en une discussion sur les droits. Chers Israéliens vous avez voulu l’occupation et les colonies — eh bien restez enfermés à l’extérieur — restez à Yitzhar, enclavez-vous dans les montagnes et construisez tout votre soul à Itamar. Mais vous avez l’obligation d’accorder tous leurs droits aux Palestiniens, exactement les mêmes droits dont vous jouissez.

Égalité des droits pour tous ; une personne, un vote — tel devrait être le message de la communauté internationale. Et que pourrait répondre à cela Israël ? Qu’il ne peut y avoir égalité des droits parce que les Juifs sont le peuple élu ? Que cela mettrait en danger la sécurité ? Les prétextes seraient vite écartés, et la vérité nue éclaterait au grand jour : sur cette terre, seuls les Juifs ont des droits. Une affirmation qu’il n’est pas question de prendre pour argent comptant.

C’est aussi toute la manière de s’adresser à Israël qui doit être changée. Tant qu’ils n’ont pas à payer le prix de l’occupation et que les citoyens ne sont pas sanctionnés, ils n’ont aucune raison d’y mettre un terme et même de s’en préoccuper. L’occupation est profondément ancrée au sein d’Israël. Personne n’en est à l’écart, et l’écrasante majorité de la population israélienne souhaite continuer à en profiter. C’est pourquoi, seules des sanctions peuvent nous faire prendre conscience de son existence.

Oui, je parle des boycotts et des sanctions qui sont largement préférables aux bains de sang.

C’est la vérité, même si elle est amère. Les États-Unis et l’Europe se sont suffisamment prosternés devant Israël. Et sans aucun résultat, malheureusement. Dorénavant le monde doit adopter un autre langage, qui sera peut-être compris. Après tout, Israël a prouvé plus d’une fois que le langage de la force et des sanctions est son langage préféré.

 
Gideon Levy

Article publié par le quotidien israélien Haaretz le 31 mai 2014. Traduction par CAPJPO-EuroPalestine.

 
La traduction vient du site de l’Union juive française pour la paix (UJFP).
 

Jean-Claude Claeys expose tout l’été à L’Isle-sur-la-Sorgue

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Si vous vous trouvez dans le Vaucluse cet été, courez voir cette sélection de dessins originaux de Jean-Claude Claeys ainsi que les couvertures des livres pour lesquels ils ont été utilisés. Cliquez sur les images pour les agrandir.

 

À la Fabrique Notre-Dame à L’Isle-sur-le-Sorgue jusqu’au 14 septembre.
Du mardi au dimanche, de 10 h-13 h à 15 h-19 h.
31, Cours Fernande Peyre dit « Cours de la Pyramide ».
Tél. : 06 07 27 29 77.

 

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Un bon anniversaire à Ringo Starr !

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L’image vient de Heritage Auctions.

 

“Jodorowsky’s Dune” de Frank Pavich (2013)

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J’ai enfin vu le documentaire de Pavich sur l’adaptation cinématographique de Dune (roman de Frank Herbert publié en 1965) par Alejandro Jodorowsky ; ça fait quand même deux ans que j’en parle dans ces colonnes ! C’est une belle réussite et je ne comprends pas pourquoi, alors qu’il est projeté partout dans le monde, qu’il s’agit d’une coproduction française (Michel Seydoux/Caméra One), le film ne bénéficie toujours pas d’une sortie sur notre territoire – on parle d’un blocage de la copie par la veuve de Moebius, mais cela ne tient pas (ici et ). Et puisque le dvd n’est pas non plus disponible à la vente en France, alors qu’il l’est ailleurs, il reste la solution du téléchargement en anglais.

 
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De haut en bas : une des affiches du film ; le fameux storyboard dessiné par Moebius ; Alejandro Jodorowsky sur le tournage ; Michel Seydoux et Jodorowsky sur le tournage ; Jodorowsky au milieu des années soixante-dix ; David Carradine (qui devait interprêter le rôle du Duc Leto) avec Jodorowsky ; H. G. Giger devant quelques unes des peintures qu’il a réalisé pour le film ; trois d’entre elles ; quatre peintures de Chris Foss pour le film. Cliquez sur les images pour les agrandir.

Les images viennent de Métropole Films, de Drawning Room et de Le Public système cinéma. Je vous conseille de vous rendre sur le site Dune Info, il est le plus complet sur le récit de cette aventure. Le film de Pavish a un site officiel. J’ai évoqué ce film sur le blog à deux reprises.

 

Dr. Seuss : “The Cat in the Hat” (1957)

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Le livre pour enfants et monument de la culture populaire américaine The Cat in the Hat (Le Chat chapeauté en français), publié conjointement aux États-Unis par Houghton Mifflin à Boston et Random House à New York en 1957, est disponible en fichier Pdf à cette adresse en anglais. Cliquez sur les images pour les agrandir.

 

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Trouville-sur-Mer

Valérie Maes

 

Photo prise au début de l’année 2014 par l’amie Valérie Maes. Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

 

Jonas Mekas à Paris

 
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Le site des Éditions Yellow Now, celui de la projection au centre Georges-Pompidou.

 

La billetterie de Paris Quartier d’été est ouverte

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La très belle affiche de l’édition 2014 est signée de Pablo Amargo, cliquez dessus pour l’agrandir. Rendez-vous sur le site du festival.

 

Entre Paris et Douarnenez, deux expositions de Patrick Jannin

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Celle sur Paris démarre ce soir… Patrick Jannin est sur Facebook et il a un site.

Cliquez sur les images pour les agrandir.

 

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