Les Juifs Européens pour une Paix Juste lancent un appel pour la reconnaissance de l’État de Palestine et pour des mesures fortes contre Israël

 

 

Déclaration de EJJP-JEPJ (European Jews for a Just Peace/Juifs Européens pour une Paix Juste)

 

Les Juifs Européens pour une Paix Juste lancent un appel pour la reconnaissance de l’État de Palestine et pour des mesures fortes contre Israël jusqu’à ce que cesse l’occupation de la terre palestinienne.

 

La Palestine vit des heures terribles. Elle est fragmentée et chaque partie souffre d’agressions quotidiennes.

L’agression contre Gaza pendant l’été 2014 a transformé la majeure partie de cette enclave en un monceau de ruines : il y a eu 2 200 morts, essentiellement des civils. Elle a provoqué des destructions massives. Elle a transformé des dizaines de milliers de personnes en réfugiés sans abri. Le blocus inhumain de Gaza se poursuit.

Dans le désert du Néguev, l’expulsion des Bédouins palestiniens les prive de leurs terres ancestrales alors qu’ils sont théoriquement des citoyens israéliens.

En Cisjordanie, l’armée israélienne réprime des manifestants désarmés avec des armes létales. Elle poursuit l’annexion de facto de la vallée du Jourdain.

C’est surtout à Jérusalem que le gouvernement Nétanyahou multiplie les provocations. Chaque semaine, une nouvelle extension de colonie est annoncée. À Silwan, les colons expulsent la population locale. Sur le Mont du Temple, avec la complicité de la police et de l’armée, des groupes fanatiques religieux et d’extrême droite se pavanent et essaient de s’emparer d’une partie de la mosquée al-Aqsa.

L’occupation israélienne est à la fois immorale et illégale selon la loi internationale. Elle met aussi en danger les Juifs partout dans le monde.

Le tribunal Russell a qualifié Israël d’État d’apartheid et l’a jugé coupable de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

 

EJJP-JEPJ estime que les gouvernements européens et l’Union Européenne portent une lourde responsabilité dans cette situation. Un tiers des exportations israéliennes va vers l’Union Européenne, encore plus que les exportations vers les États-Unis et pourtant l’Union Européenne n’a jamais cherché à peser pour forcer Israël à en finir avec l’occupation.

EJJP-JEPJ insiste pour qu’à tous les niveaux, les politiciens changent leur politique.

EJJP-JEPJ exhorte les gouvernements européens pour qu’ils reconnaissent l’État de Palestine dans les frontières de 1967, y compris Jérusalem-Est. Des mesures doivent être prises contre l’État d’Israël pour ses violations assumées de la loi internationale et des résolutions de l’ONU.

En conséquence, EJJP-JEPJ exhorte l’Union Européenne à abroger son accord d’association avec Israël tant que ce pays ne se conformera pas à la loi internationale et aux résolutions de l’ONU. Toutes les formes de coopération militaire ou concernant la sécurité doivent cesser.

EJJP-JEPJ appelle à renforcer la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) contre Israël partout dans le monde. C’est une action non-violente destinée à faire pression sur Israël jusqu’à ce que ce pays se conforme à la loi internationale et aux résolutions de l’ONU.

 

Les membres de EJJP-JEPJ signant cette déclaration :

- Union des Progressistes Juifs de Belgique (UPJB)
- Jews for Justice for Palestinians – JFJFP (Royaume-Uni)
- Jüdische Stimme für einen gerechten Frieden zwischen Israël und Palastina (Suisse)
- Jews for Israeli-Palestinian Peace (Suède)
- Union Juive Française pour la Paix – UJFP (France)
- Rete « Ebrei contro l’occupazione » – Rete ECO (Italie)
- Jüdische Stimme für einen gerechten Frieden in Nahost (Autriche)
- Jüdische Stimme für gerechten Frieden (Allemagne)

 

 

Le site de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP).
 

L’Affaire Dreyfus : une histoire de Philippe Oriol aux Belles Lettres

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Présentation de l’éditeur :

 

« Plus cette affaire est finie, plus il est évidentqu’elle ne finira jamais. »

Charles Péguy

 

Dans l’importante bibliographie consacrée à l’affaire Dreyfus, peu nombreuses sont les histoires de l’événement. À côté de la grande synthèse de Jean-Denis Bredin, et les précis publiés au Livre de Poche (Cahm), à La Découverte (Duclert), chez Gallimard (Birnbaum), le « Que sais-je ? » (Miquel), la seule véritable histoire de l’Affaire remonte à Joseph Reinach publié au début du XXe siècle et récemment réédité. Il est la référence « incontournable » mais une référence incomplète (nous avons appris beaucoup depuis 1908) et souvent discutable dans la mesure où, acteur de l’événement, Joseph Reinach prend parfois des partis pour le moins discutables ou que nous savons aujourd’hui contraires à la vérité historique. La grande histoire de l’Affaire reste donc encore à faire…

Le projet d’une nouvelle Histoire de l’affaire Dreyfus se propose d’offrir une vision plus proche de ce que fut l’événement et de le dépasser pour en observer les échos et les représentations jusqu’à 2012. Pour cela, il repose sur un important travail de documentation : la lecture de tout ce qui a été édité pendant l’Affaire, après l’Affaire (et ce jusqu’à aujourd’hui), le dépouillement systématique de toute la presse publiée entre 1894 et 1908 puis de quelques périodes clés (l’Occupation, par exemple), les fonds des archives départementales et, surtout, des archives peu ou pas exploitées (papiers Joseph Reinach, famille Dreyfus, Salomon Reinach, Paul Meyer, Gaston Paris, Scheurer-Kestner, famille Dreyfus, Bernard Lazare, Zadoc Kahn, Arconati-Visconti, Havet, Barrès, Poincaré, Zola, Waldeck-Rousseau, etc.) ou inédites (papiers Billot, notes de Dreyfus pour ses procès, lettres de Zola à Labori, fonds Lipschutz, Desachy, Mathieu Dreyfus, souvenirs et mémoires de Jourdy, Krantz, Bard, papiers Forzinetti, Bertulus, du Paty de Clam, Demange, Ménard, Ribot, Dardenne, Grimaux, Caillaux).

 

Philippe Oriol est enseignant et chercheur. Il a déjà publié sur la période symboliste, le rapport entre littérature et politique à la fin du XIXe siècle et l’affaire Dreyfus de nombreux articles et volumes dont une biographie de Bernard Lazare (Stock, 2003) et les souvenirs inédits du capitaine Dreyfus (Après le procès de Rennes. Carnets 1899-1907, Calmann-Lévy, 1998). Parallèlement à cette nouvelle Histoire, il travaille depuis 10 ans à un Dictionnaire biographique et géographique de l’affaire Dreyfus en trois volumes de 1 500 pages chacun dont le premier tome devrait paraître en 2014 (Champion).

 

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Philippe Oriol, L’Histoire de l’Affaire Dreyfus, De 1894 à nos jours, Paris, Les Belles Lettres, 2014, 16 x 24 cm, 1 504 p. Deux volumes brochés dans un coffret.

Les informations sur la publication viennent du site de l’éditeur, les visuels du blog de la Société internationale d’histoire de l’affaire Dreyfus. Cliquez sur les images pour les agrandir.

Il a été question d’une publication de Philippe Oriol sur Zo d’Axa ici.

 

“Les Aventures complètes de Little Nemo” par Winsor McCay

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Si l’on devait ne retenir qu’un seul nom dans l’histoire de la bande dessinée pour le qualifier de génie, celui de Winsor McCay n’aurait aucun mal à s’imposer. Taschen republie l’ensemble des planches de sa série la plus célèbre, Little Nemo in Slumberland, dont la constante innovation visuelle et le sens de la féérie ne cessent de fasciner.

 

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Winsor McCay, Les Aventures complètes de Little Nemo, 1905-1927, Cologne, Taschen, 2014, 34,4 x 44 cm, 708 p. Édition établie par Alexander Braun. Deux volumes reliés.

La présentation de l’éditeur. Cliquez sur les images pour les agrandir.

 

Participez au financement de deux livres sérigraphiés : “54,5 cactus” de Paul Loubet et “Zigmount” de Valfret

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Présentation de l’éditeur, 38 quai Notre-Dame :

Aidez nous à éditer 54,5 cactus de Paul Loubet et Zigmount de Valfret, tout en sérigraphie. 2 artistes, 2 livres et beaucoup d’encre !

Toutes les informations sur Kiss kiss bank bank.

 

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54,5 CACTUS

 

2 couleurs en sérigraphie
Papier pop’set vanille 120g. (240g. pour la couverture)
≈ 15 x 10 cm
60 exemplaires numérotés
Reliure au fil

Le livre

1, 2, 3 puis 54,5 Cactus se baladent dans ces pages, chacun avec son caractère, son histoire et ses bêtises. Un exercice de style entre le grotesque et le débile, pour rire, ou pas.

L’auteur

Paul Loubet vit et travaille en Argentine à Buenos Aires. Actif dans le domaine du tartinage de murs, du fanzinat sauvage et du dessin efficace, il est l’auteur de Déjà un classique aux éditions FP&CF.

 

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ZIGMOUNT

 

2 x 5 couleurs en sérigraphie
Papier pop’set vanille 120g. (240g. pour la couverture)
≈ 15 x 10 cm
60 exemplaires numérotés et signés par l’auteur
Reliure au fil

Le livre

Zigmount est un graphzine entièrement sérigraphié, recueil explosé de dessins en plusieurs couches d’épidermes. Mixant et superposant les couleurs préparées pour l’impression, Valfret teste les possibilités que lui offre la technique.

L’auteur

Valfret vit et travaille en Walbanie.
Il explore et expérimente le dessin frénétique. Inspiré par la peinture religieuse grotesque, évoquant des paysages luxuriants et urticants, le travail de Valfret est protéiforme et revêt plusieurs peaux.
Il participe à divers collectifs et revues telles que La Tranchée racine, Superstructure, Avorton, Hôpital brut, Article 11

 

Cliquez sur les images pour les agrandir.
 

Hommage à Simon Leys le 18 décembre au centre Wallonie-Bruxelles

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Le sinologue belge Pierre Ryckmans/Simon Leys nous a quitté en août dernier. Le centre Wallonie-Bruxelles projette le film Simon Leys, la Chine, la littérature et la mer, entretien avec l’auteur mené par Jacques De Decker et Jean-Luc Outers il y a dix ans. L’entrée est libre.

Toutes les informations sont disponibles sur le site du centre.

L’image, signée William West, vient de la RTBF. Cliquez dessus pour l’agrandir.

 

“Topor, Dessinateur de presse” par Alexandre Devaux

Topor

 

Présentation de l’éditeur :

 

Topor, Dessinateur de presse est le premier livre consacré exclusivement à ses interventions, quarante ans durant, dans les revues, quotidiens et magazines plus ou moins confidentiels du monde entier. Ainsi, en près de quarante ans, il a pu notamment dessiner dans Bizarre, Arts, Le Rire, Fiction, Haute-Société, Hara-Kiri, Elle, Il Delatore, Graphis, L’Enragé, Action, Charlie Mensuel, The New York Times, Le Canard enchaîné, Le Fou parle, Il Corriere della sera, Le Monde, Le Nouvel Observateur, Die Zeit, Autrement, Frankfurter Allgemeine Zeitung, Il Male, Il Giornalone, Libération, Passages, 7 à Paris, L’Idiot International, L’Evénement du jeudi...

Tout a commencé en juillet 1958, lorsque paraît en couverture de la revue Bizarre un dessin énigmatique. Son auteur, alors parfaitement inconnu, ne passe pas inaperçu. Rapidement, il parvient à publier ses œuvres étranges, d’abord dans Arts, Hara-Kiri et différentes revues marginales, puis dans la « grande presse ».

Si le dessin de presse n’est qu’une partie de l’œuvre de Roland Topor, elle est pourtant vertigineuse. En quantité et en audace. Et l’on retrouve toute sa virtuosité conceptuelle, sa pertinence humoristique, son potentiel graphique, son génie. La presse était pour lui un vecteur de créativité aussi opportun qu’une galerie, un musée, un livre, une affiche, un film, un décor de scène, un objet. Lorsqu’une rédaction faisait appel à Topor, ce n’était pas Topor qui se pliait à la rédaction, mais la rédaction qui invitait la liberté de Topor. En revanche, plus le journal — ou la revue — mettait haut la barre, plus Topor y mettait du sien. Cet ouvrage présente donc ses meilleurs dessins de presse. Ces dessins, ayant été publiés de façon éphémère, sont pour la plupart inconnus, même des spécialistes.

 

Les éclairages sont apportés par Alexandre Devaux, historien de l’art et spécialiste de l’œuvre graphique de Topor et par des interviews des dessinateurs Willem, Poussin et Picha.

La préface est de l’écrivain Jacques Vallet, un ami de Topor, et fondateur de la revue Le Fou parle (1977-1984).

 

Alexandre Devaux, Topor, Dessinateur de presse, Paris, Les Cahiers dessinés, 2014, 17,5 x 23,5 cm, 368 p.

Le site de l’éditeur est ici.

 

Lenté Chris, “Tooth Fairy” (2014)

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Cliquez sur l’image pour l’agrandir. Des dessins de Lenté Chris sont visibles ici et , j’ai aussi montré une carte du Dead Panini Club dont la septième série devrait être disponible le 20 décembre.

 

Michel Polnareff photographié par Jean-Marie Périer (1973)

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Jean-Marie Périer, Michel Polnareff, 1973, 60 x 80 cm. Image extraite d’un catalogue de vente de 2010.

 

Rencontre avec Andrew Hussey et Éric Brun le samedi 13 décembre à Paris

affiche Gibert Joseph

 

Je recevrai Andrew et Éric samedi prochain à partir de 16 heures au premier étage de la Librairie Gibert Joseph, 26 boulevard Saint-Michel (Paris VIe).

Surtout ne vous trompez pas, il s’agit de la librairie qui est en face de la rue des Écoles.

 

Rappel pour la rencontre de ce soir avec Anne van der Linden et Stéphane Trapier

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La disparition de Ian McLagan

Ian McLagan

 

Après Bobby Keys, c’est un autre ami et collaborateur des Rolling Stones, Ian McLagan, le claviériste de Small Faces et de Faces, qui vient de disparaître à l’âge de 69 ans à Austin au Texas où il était installé depuis des années.

 

Small-faces-logoIan-McLagan-1Small Faces (vers 1968). Steve Marriott, Ian McLagan, Kenney Jones et Ronnie Lane assis.

 

On parle infiniment moins de Small Faces que de leurs aînés les Beatles et les Stones ou des Who et des Kinks, c’est pourtant une formation extrêmement importante qui a déjà perdu ses deux leaders, Steve Marriott (1991) et Ronnie Lane (1997).

Il faut écouter leurs 45 tours (Here Come The Nice, l’impressionant Itchycoo Park, Tin Soldier, les trois en 1967), les 33 tours Small Faces (1967) et surtout Ogdens’ Nut Gone Flake (1968) qui fait partie de ces disques très modernes comme en a offert l’Angleterre à ce moment-là, mais sans connaître la longévité de The Village Green Preservation Society des Kinks, de Tommy des Who et celles évidemment des Beatles et des Stones.

 

Ogdens’-Nut-Gone-Flake

 

Small Faces qui s’est séparé après le départ de Marriott en 1969 devient Faces dans la décennie suivante, intégrant Rod Stewart au chant et Ron Wood à la guitare – qui n’aura jamais été aussi brillant que dans cette formation, bien plus qu’ayant œuvré pendant presque quarante ans au sein des Rolling Stones.

Parmi ses collaborations comme invité sur de nombreux albums, On retrouvera Ian McLagan avec les Stones dans Some Girls (1978), il joue du piano électrique sur Miss You et de l’orgue sur la reprise des Temptations, Just My Imagination, les deux gros succès du disque.

Ian McLagan a laissé des mémoires non traduites, All the Rage: My High Life with the Small Faces, the Faces and the Rolling Stones (Pan Books, 2000).

 

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Détail de la pochette Small Faces. De gauche à droite : IanMcLagan,
Steve Marriott, Kenney Jones, Ronnie Lane.

 

La photo du haut vient du site de Ian McLagan, les suivantes d’une page promotionnelle pour une réédition de Small Faces. La pochette de Ogdens’ Nut Gone Flake vient d’ici. Cliquez dessus pour les agrandir.

 

Cornelius Castoriadis, le point sur la publication de ses “Écrits politiques, 1945-1997”

 

 

 

Cornelius Castoriadis
La Société bureaucratique
Écrits politiques 1945-1997 • Volume V

Édition établie, présentée et annotée par Enrique Escobar, Myrto Gondicas et Pascal Vernay.

32 euros • env. 500 pages • 24 x 15 cm, cartonné avec jaquette.
ISBN : 978-2-35821-103-1

En librairie le 20 février 2015.
Éditions du Sandre c/o Librairie du Sandre, 5 rue du Marché-Ordener, Paris XVIIIe.
Tél. : 01 45 20 74 86 – 06 18 40 67 80.
contact@editionsdusandre.com

 

La Société bureaucratique est le cinquième volume de notre édition des Écrits politiques, 1945-1997 de Cornelius Castoriadis (1922-1997).

Rappelons le plan d’ensemble de cette édition :

 

VOLUMES PARUS

 

La Question du mouvement ouvrier (vol. I et II) – Quelle démocratie ? (vol. III et IV)

La Société bureaucratique (vol. V)

 

À PARAÎTRE :

 

Devant la guerre et autres écrits (vol. VI)

Sur la Dynamique du capitalisme et autres textes suivi de L’Impérialisme et la guerre (vol. VII, devrait paraître en 2016)

– la publication d’un dernier volume (vol. VIII) qui ne faisait pas partie du plan initial est à l’étude ; il regrouperait des textes de l’auteur consacrés aux rapports entre écologie et politique, des correspondances (notamment avec Jacques Ellul) et divers compléments, ainsi qu’un index général.

 

 

Les quatre premiers volumes étaient consacrés aux problèmes que posent l’évolution du mouvement ouvrier et les nouveaux traits apparus après 1945 dans les sociétés occidentales à tous ceux qui voudraient œuvrer à la transformation de celles-ci en un sens radicalement démocratique.

La Société bureaucratique reprend, pour l’essentiel, le contenu du livre qui fut publié sous le même titre par l’auteur en 1990 chez Christian Bourgois (édition légèrement revue du recueil de 1973 où furent pour la première fois repris, dans la collection « 10/18 », des textes sur la Russie et les autres « pays de l’Est » d’abord publiés à partir de la fin des années 40 dans la revue Socialisme ou Barbarie). Dans cet ouvrage est traitée une question où Castoriadis a toujours vu le « fil d’Ariane » qui permettait de s’orienter dans tous les grands débats politiques du XXe siècle : celle de la nature de la société issue de la révolution d’Octobre en Russie. Comprendre les causes de la transformation de cette société en la négation même de tout ce pour quoi le mouvement ouvrier avait lutté depuis ses origines était pour l’auteur – et reste pour nous, à bien des égards – une condition indispensable à la renaissance d’un mouvement d’émancipation.

Les textes rassemblés dans la première partie (« Les rapports de production en Russie ») ont été rédigés en 1948-1950, ils témoignent de la rupture de l’auteur avec le mouvement trotskiste dont il avait fait partie mais restent dans le cadre d’une analyse qui se veut encore fidèle à l’esprit de certains aspects de l’œuvre de Marx. Y sont mises notamment en relief la division antagonique entre la couche bureaucratique dominante et le reste de la population, ainsi que l’exploitation et l’aliénation que subissent ouvriers et paysans. Ceux de la deuxième partie (« La révolution contre la bureaucratie ») correspondent à la période 1956-1957, celle du grand soulèvement des ouvriers et des intellectuels de Pologne et de Hongrie contre le régime bureaucratique. Cette première grande crise qui secoua les pays de l’Est fit éclater aux yeux de tous les contradictions qui de tout temps ont traversé ces régimes et qui ont amené en fin de compte leur chute. Dans la dernière partie (« La dynamique du régime russe », 1958-1977) sont enfin approfondies et systématisées les premières analyses, et annoncées celles de notre sixième volume : Devant la guerre et autres écrits (à paraître prochainement).

 

 
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