« L’œuvre singulière de F.J. Ossang, quant à elle, poétise le monde au lieu de le virtualiser, en nous invitant au voyage. Un laboratoire d’expérimentations où Chris Marker et William Burroughs croisent Henri Vernes et la SF de Métal hurlant. Un cinéma en quête de l’énergie primitive du muet, réactivant la puissance visionnaire d’Eisenstein ou de Feuillade, à la fois polémique et lyrique – Ossang est aussi poète et musicien punk. C’est pourquoi nous avons souhaité lui consacrer un ensemble, comme une belle échappée vers des contrées intenses et revigorantes.
« L’œuvre de F.J. Ossang est une quête : retrouver la puissance brute du son avec le punk et la musique industrielle, la force visionnaire du mot à travers Burroughs, l’énergie primitive de l’image en revenant au cinéma muet. Chaque film est un voyage : le Paris “feuilladien” où s’affrontent les sociétés secrètes de L’Affaire des divisions Morituri (1984) ; la terre irradiée du Trésor des îles chiennes (1990), ultime refuge de Nosferat le roi des rats ; l’Amérique du Sud de Docteur Chance (1997), repère d’aventuriers et de trafiquants ; l’île narcotique de Dharma Guns (2011), au point médian de la vie et de la mort, du sommeil et de l’éveil. »
La présentation vient de là.

