Certaines pierres n’amassent pas mousse

 

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Ce badge des Rolling Stones vient du Button Museum situé à Chicago.

 

La découverte de la semaine : “A War Is Coming” de Jeanne Added (2014)

 

La version studio s’écoute ici ou . Les dates de ses prochains spectacles sont sur son site.

 

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Peter Gabriel avec Genesis (1973)

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À quelques jours de son 65e anniversaire, je voudrais montrer des images de Peter Gabriel sur scène avec Genesis en 1973. Ce sont des images qui viennent de deux concerts, l’un filmé par l’ORTF à Paris au Bataclan en janvier (The Musical Box), l’autre à Shepperton, dans le Surrey, en octobre (Supper’s Ready). Ces vidéos circulent sur You Tube.

On a un peu de mal à se figurer aujourd’hui à quel point la musique du groupe, le maquillage et les tenues scéniques de Peter Gabriel étaient audacieux et à mesurer leur impact. Cet ensemble culminera avec le double album The Lamb Lies Down on Broadway (novembre 1974) et les tournées américaine et européenne qui suivront (novembre 1974-mai 1975). Gabriel quittera Genesis après un dernier concert à Saint-Étienne.

 

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Katsuhiro Ōtomo revisite M. C. Escher (1981)

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Le mangaka et réalisateur japonais Katsuhiro Ōtomo, créateur d’Akira, vient de recevoir le Grand Prix du Festival d’Angoulême.

J’avais déjà montré une variation autour de l’autoportrait d’Escher ici et j’ai brièvement évoqué le film Akira sur mon ancien blog.

L’image vient de , cliquez dessus pour l’agrandir.

 

“UnderGronde” un film de Francis Vadillo (2014)

 

« Dérive initiatique à travers l’Europe du graphzine, du fanzine et de la microédition. »

Avec par ordre d’apparition à l’écran : Charles Pennequin, Le Dernier Cri (Marseille), Pakito Bolino, Daisuke Ichiba, La Fanzinothèque (Poitiers), Jean-Jacques Tachdjian/El Rotringo, Le Cagibi (Lille), Mattt Konture, François de Jonge, Hors cadre impression (Villefranche-de-Rouergue dans l’Aveyron), Imprimerie Trace (Concots dans le Lot), Yannis La Macchia, Sarah Fisthole, The Hoochie Coochie.

 

Programme de la « Journée de la critique des médias » organisée par Acrimed samedi prochain

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J’en avais parlé ici.

 

Dans les salles : “The Smell of Us” de Larry Clark

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L’affiche vient du site du distributeur du film Jour2fête. Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

 

Les musulmans de Béthune, une affaire africaine selon “Le Monde”

 

 

J’ai déniché une belle bourde dans les pages du quotidien en ligne. Un article, que l’on qualifiera poliment de miteux, sur la réaction de quelques musulmans de Béthune (Pas-de-Calais) sur la suite des attentats a d’abord été classé dans la section « Afrique » des pages internationales avant de trouver sa place dans celle de la « Société » (française).

Belle illustration de tout ce que l’on dit ces jours-ci au sujet de l’islamophobie…

 

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Serge Gainsbourg par Jack Durieux

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Collaborateur régulier mais discret de son frère jumeau Laurent Durieux (qui travaille pour Mondo, The Criterion Collection, Dark Hall Mansion et Nautilus Art Prints), Jack commence à faire connaître son œuvre personnelle.

Au chapitre des pochettes de disque, il a redessiné celle de Donald Fagen, The Night Fly. Celle-ci reprend Du chant à la une ! (1958). Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

 

Charles Burns en 1966

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L’image vient de la page de Burns Johnny 23. Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

 

Journée de la critique des médias organisée par Acrimed le 31 janvier 2015 à Paris

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La question des médias, c’est notre affaire !

 

 

1995 : La plupart des grands médias accusent de corporatisme et d’archaïsme le mouvement de grèves et de manifestations qui s’opposent au plan Juppé, visant (déjà…) à démanteler la Sécurité sociale. Ce fut une raison suffisante de fonder Acrimed.

2005 : La quasi-totalité des éditocrates et « experts » font campagne pour le « oui » au référendum pour un traité constitutionnel européen, décrétant que le « non » (qui l’emportera) est irrationnel et xénophobe. Ce fut l’une des raisons d’organiser, sur notre proposition, des États généraux pour le pluralisme en 2006.

2015 : La plupart des chiens de garde de l’ordre médiatique et social existant continuent d’aboyer contre tout discours remettant en cause les politiques néolibérales et le magistère que ces idéologues s’arrogent. C’est l’une des raisons d’organiser une journée de critique des médias. Mais ce n’est pas la seule.

1995-2015 : Deux décennies ont vu se succéder des gouvernements qui, sur la question des médias, ont laissé s’aggraver, quand ils ne les ont pas aggravées eux-mêmes, l’anémie du pluralisme et la précarité du journalisme, l’emprise du capital privé sur les médias et le recul du secteur public (ou sa soumission croissante aux logiques d’audimat). Des résistances se sont multipliées, des alternatives associatives ont vu le jour : ce fut sans le soutien de ces gouvernements, quand ce ne fut pas malgré eux ou contre eux. Au cours de ces deux décennies, des gouvernements prétendument progressistes sont parvenus à deux reprises au pouvoir : quand ils n’ont pas favorisé ce qu’ils prétendaient combattre, ils n’ont produit jusqu’à présent que quelques rustines !

La situation de la grande presse écrite est dramatique. Dans la plupart des médias, qu’il s’agisse d’indépendance à l’égard des pouvoirs ou de pluralisme politique, la crise n’a en rien changé la donne : c’est aux mêmes prétendus experts économiques et aux mêmes journalistes dominants que l’on continue de demander des « diagnostics » et des « solutions », malgré leur faillite avérée. Difficile d’ailleurs de voir comment les choses pourraient changer puisque rien ne contraint au changement ceux qui tiennent les rênes des « grands » médias au nom de grands propriétaires ayant fait fortune dans le BTP (Bouygues), l’armement (Dassault, Lagardère), le luxe (Arnault) ou les télécommunications (Niel).

En outre, le gouvernement actuel ne fait même plus semblant de se préoccuper vraiment de la question des médias. Il est vrai que le candidat François Hollande avait peu promis. Mais il n’a à ce jour presque rien tenu. Une réformette du CSA tient lieu de transformation de la régulation démocratique des médias. L’appropriation des médias par des groupes qui dépendent des marchés publics est restée inchangée. La refonte des aides à la presse, timidement envisagée, a été reportée sine die. La loi sur le secret des sources, pourtant adoptée en commission, a disparu. Des propositions de lois, notamment sur le statut juridique des rédactions et sur le statut d’entreprise de presse sans but lucratif, ont été déposées ou pourraient l’être : il n’existe aucune certitude qu’elles soient effectivement discutées. Les lois Loppsi et Hadopi sont, pour l’essentiel, toujours en vigueur. La financiarisation des entreprises médiatiques continue à faire des ravages, la précarité d’une grande partie des journalistes (notamment les jeunes) ne cesse de se développer, la distribution de la presse imprimée est déstabilisée, les concentrations et les instrumentalisations capitalistes des médias s’intensifient : sur tout cela le gouvernement est de marbre. Mais, notamment pour obéir aux injonctions de l’Europe libérale, le statut de l’AFP est menacé et France Télévisions risque en 2017 d’être privée du soutien du budget public, sans réelle compensation.

Dans tous les domaines, prolifèrent ainsi des informations aux yeux bandés : sur les mouvements sociaux, sur les questions économiques, les questions judiciaires et biens d’autres, la pluralité des opinions éditoriales est confisquée par des commentateurs multicartes et une minorité de prétendus experts qui sévissent dans tous les médias. Quant aux questions internationales…

Dans tous les médias (ou presque), travaillent des journalistes sous contraintes qui, quand ils ne sont pas des rouages n’aspirant qu’à servir, subissent des logiques mercantiles, des hiérarchies incontrôlées, l’extension de la précarité, des conditions de travail détériorées, des rédactions sans statut juridique, une protection dérisoire du secret des sources, etc.

Enfin, la plupart des grands médias sont des médias sous emprise : sous l’emprise des effets conjugués de la révolution numérique et de la contre-révolution néolibérale. Les espaces de liberté qu’ils concèdent sont fragiles : il faut les renforcer. Des médias alternatifs se multiplient, notamment sur internet ; il faut les soutenir. Mais ces médias alternatifs, livrés à eux-mêmes, ne peuvent constituer en eux-mêmes une alternative aux médias qui touchent la majeure partie de la population.

Transformer les médias : une urgence démocratique, un combat politique !

Par temps de crise, la question des médias ne figure sans doute pas parmi les urgences économiques et sociales. Mais la crise n’aboutit pas seulement à une détérioration des conditions d’existence de la plupart d’entre nous : les politiques d’austérité qui, prétendant répondre à la crise, contribuent en réalité à aggraver ses conséquences, sont confortées par un intense travail sur l’opinion accompli en grande partie par les, médias dominants. Transformer les médias reste donc une urgence démocratique et un combat politique décisif. C’est pourquoi nous avons décidé d’organiser, pour la première fois (et sans doute pas la dernière…), une Journée de la critique des médias.

Parce que nous ne prétendons pas mener solitairement ce combat et que celui-ci doit mettre en mouvement associations, syndicats, médias critiques et forces politiques qui, dans les limites de leurs terrains d’intervention, partagent, ne serait-ce que partiellement, notre diagnostic et nos propositions, nous voulons faire de cette journée un moment de rencontre, de confrontation et de mobilisation.

 

Journée de la critique des médias
Samedi 31 janvier 2015 de 14 h à 21 h 30
À La Java (105 rue du Faubourg du Temple, Paris Xe)
Métro : Goncourt ou Belleville

 

Avec la participation de : Attac, Bastamag, Ligue des Droits de l’Homme, SNJ, SNJ-CGT, Solidaires, Syndicat de la Magistrature…

Et de Gilles Balbastre, Pierre Carles, Serge Halimi, Henri Maler, Didier Porte, Mathias Reymond…

La liste précise des participants et des soutiens, ainsi que le programme et les horaires détaillés de la journée sont à venir.

L’évènement sur le site d’Acrimed (ici et ), la page sur Facebook.

 

Patrick Morier-Genoud publie “Lubric-à-brac, Abécédaire du Q (mais pas que…)”

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Il y a deux ans, j’évoquais ici le blog de Morier qu’abrite L’Hebdo, j’en disais tout le bien qu’il mérite. Finalement, bonne nouvelle, sa chronique avait été intégrée à l’édition papier du magazine suisse romand, or devant les protestations et les désabonnements d’une poignée de bourgeois locaux, la rédaction avait bêtement mis fin à cette collaboration.

C’est dommage parce que la démarche de Patrick Morier mériterait d’atteindre une plus large audience que celle des seuls internautes : au fil de ses articles, il tente de banaliser les propos sur la sexualité ; non pas de les appauvrir, bien au contraire, mais d’en faire un sujet de conversation normal. Pour cela, il recourt à l’humour, à une critique sociale et politique fortement influencée par les écrits du psychiatre Wilhelm Reich, à l’actualité, l’histoire, l’anthropologie, à un invraisemblable bestiaire où l’on passe en revue la sexualité des animaux et, last but not least, à un exercice poétique qui consiste à piocher des mots dans le dictionnaire et à leur inventer un sens nouveau, sexuellement connoté ; la rédaction de fausses définitions pour des dictionnaires imaginaires étant peu usitée (je n’en connais que deux ou trois exemples), c’est une expérience littéraire originale. Le ton est aussi joyeux que léger, l’ironie se tient toujours en embuscade, l’écriture – qui ne la ramène pas – rend l’ensemble accessible au plus grand nombre. Méfiez-vous, derrière ses airs modestes, il y a un auteur qui sait s’y prendre pour séduire.

En attendant que Patrick redémarre son blog, ce qui ne saurait tarder, les Éditions Stentor, qui s’autoproclame « la première maison d’édition romande spécialisée dans les mauvais genres », propose un recueil de l’ensemble de ses articles sous forme d’abécédaire. Le livre n’étant pas distribué en France, je vous invite à vous mettre en relation avec l’éditeur pour le commander.

 

Patrick Morier-Genoud, Lubric-à-brac, Abécédaire du Q (mais pas que…), Montreux, Éditions Stentor, 2014, 13,5 x 24,5, non paginé [118 p.].

 
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Patrick a publié l’an passé aux Éditions Au fil du goût un portrait du chef cuisinier vaudois Carlo Crisci, l’un des plus grands de Suisse, ainsi qu’un album aux Éditions C’était hier sur l’Exposition nationale suisse de 1964 qui s’est tenue à Lausanne, sur le site de Vidy.

Pour clore le tour de son actualité, je signale qu’en novembre dernier, Patrick a fait l’objet d’une émission sur la Radio télévision suisse romande, il s’agit d’un long entretien avec Daniel Fazan réalisé dans son « barraquement » à Echallens, un lieu qui m’est on ne peut plus familier.

 

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