Deux calendriers de Franco Brambilla

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L’activité de Franco se scinde en deux. D’un côté, il est un des illustrateurs les plus prisés en Italie dans le domaine de la science-fiction et œuvre à ce titre chez Mondadori, de l’autre, il détourne des cartes postales en ajoutant çà et là de petits touristes extraterrestes, des véhicules de Star Wars ou des super-héros japonais. Cette dernière activité fait beaucoup rire et ses images circulent du coup très bien sur Internet. Elles ne doivent pas faire oublier le grand talent de Franco qui le place parmi les plus grands graphistes actuels de S.-F.

Pour se faire une idée de son travail, on peut se promener sur son site et dans sa page Flickr qui privilégie les détournements. Vous pouvez aussi vous faire accompagner pendant un an d’un de ses calendriers, il vient d’en publier deux. Rendez-vous ici et pour les feuilleter et les acheter. Cliquez sur les calendriers pour les agrandir.

 

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Halte à la pollution publicitaire !

 

 

 

« Grenoble, première ville d’Europe à supprimer la publicité de ses rues »

L’Expansion.com avec AFP, le 23 novembre 2014

 

La mairie, tenue par un écologiste, va procéder au démontage de ses 326 panneaux publicitaires. Une cinquantaine de jeunes arbres vont être plantés en remplacement. Du jamais vu en Europe.

 

Plus de pub à Grenoble ! La municipalité écologiste a indiqué ce dimanche dans un dossier de presse qu’elle ne renouvelerait pas son contrat avec la groupe d’affichage et de mobilier urbain JCDecaux, comme l’avaient révélé le JDD et Le Dauphiné Libéré.

Au total, 326 panneaux publicitaires vont ainsi disparaître de l’espace public grenoblois, dont 227 « sucettes », 20 colonnes, et 64 grands panneaux de 8 mètres carrés, soit 2 051 mètres carré d’espaces publicitaire. Les espaces sur les abribus ne sont en revanche pas concernés dans l’immédiat. Le démontage durera quatre mois.

« La municipalité fait le choix de libérer l’espace public grenoblois de la publicité en développant les espaces d’expression publique et ne lance pas de nouvel appel d’offre pour de l’affichage publicitaire », précise la mairie dans son dossier.

À la place des panneaux démontés, la métropole rhône-alpine promet de planter « une cinquantaine de jeunes arbres avant le printemps ». Et à partir de janvier, la municipalité devrait également rencontrer les acteurs locaux (associations, acteurs culturels) pour « convenir avec eux des meilleurs lieux d’implantation du futur dispositif » laissant plus d’espace pour l’affichage libre, culturel et municipal.

Cette annonce, qui était une promesse de campagne de l’élu EELV Éric Piolle aux dernières municipales, est « une première européenne pour une grande ville », selon la mairie. Le JDD rappelle qu’il n’y a guère que Sao Paulo, ville brésilienne, qui a déjà eu l’audance d’éradiquer la publicité de ses rues.

Le manque à gagner pour les caisses municipales sera quant à lui « très largement compensé par les économies déjà réalisées sur le budget protocole ». « Rien qu’entre 2013 et 2014, la Ville a en effet réduit son budget réalisé de plus de 190 000 euros », assure le dossier de presse de la mairie.

Et face à l’effondrement des recettes de la publicité traditionnelle avec notamment la concurrence d’internet, la redevance perçue par la ville, qui était de « 600 000 euros par an dans le cadre du contrat 2004-2014 », « se serait seulement située dans une fourchette allant de 100 000 à 150 000 euros par an avec écrans digitaux » en cas de nouveau contrat, estime-t-elle par ailleurs.

 

 

« JCDecaux expulsé de Grenoble : une décision salutaire et subversive »

Nicolas Hervé, membre du Collectif des Déboulonneurs,
tribune publiée par Libération le 24 novembre 2014

 

L’annonce, ce week-end, de la décision de la nouvelle équipe municipale de Grenoble de ne pas reconduire le marché des panneaux publicitaires sur l’espace public a provoqué de nombreuses réactions. Cet événement est loin d’être anodin.

 

Pour bien saisir la portée politique de cette initiative, revenons quelques décennies en arrières. JCDecaux est l’inventeur d’un concept pernicieux qui consiste à fournir aux municipalités des services publics en échange de l’implantation de dispositifs publicitaires. Les plus anciens, et les plus connus sont les Abribus, viennent ensuite d’autres mobiliers urbains tels que les sanisettes et plus récemment les vélos en libre-service. Grenoble fut d’ailleurs parmi les premières villes en France à adopter ce concept. Ce modèle économique, depuis copié par ses principaux concurrents, repose sur un montage financier qui masque partiellement les coûts et les recettes et permet de ne pas les faire apparaître dans les budgets municipaux. En cela, il est souvent plébiscité par des élus, trop heureux de pouvoir vanter l’installation de nouveaux services sans avoir à présenter les recettes budgétaires nécessaires pour y parvenir.

Depuis cinquante ans, ce modèle a complètement perverti le regard des élus sur ce média, à tous les échelons politiques. Le mythe de l’argent de la publicité tombant du ciel, créé ex-nihilo, a la vie dure, y compris parfois, et c’est malheureux, chez certains écolos. Le court-termisme du confort budgétaire transforme souvent ces élus en ambassadeurs d’un modèle qui concourt à les dessaisir de leurs prérogatives.

Rappelons que c’est le consommateur qui finance la publicité. Telle une taxe invisible, nous l’acquittons lors de nos achats. Le publicitaire se transforme ainsi en collecteur d’impôts. Libre à lui de choisir ensuite quel service public il financera, et surtout dans quelle ville. On organise ainsi la concurrence entre les territoires, chacun étant soucieux de capter au maximum cette manne publicitaire. C’est le cas typique de Paris et du Vélib’. Il était impensable pour JCDecaux de ne pas obtenir le marché publicitaire de la capitale. L’opacité du contrat et des coûts réels de Vélib’ font que, malgré les nombreux avenants signés par la Mairie de Paris, il est fort probable que les vélos parisiens soient en fait financés nationalement. Il en est de même avec les grandes bâches publicitaires sur les monuments historiques ou les immeubles en rénovation. C’est le publicitaire qui choisit qui il finance et non l’élu qui décide d’accorder une subvention. Il s’agit tout simplement d’une privatisation de l’action publique.

Cherchant à se travestir en information, la publicité tente de justifier sa légitimité à occuper massivement l’espace public. Il ne s’agit pas ici de l’interdire, mais bien de la remettre à sa place. En effet, seuls les grands groupes peuvent payer le prix des campagnes publicitaires, au détriment des commerces locaux. On assiste à une normalisation de l’information commerciale au niveau national, voire international. Mais, pire encore, seule la réclame peut occuper l’espace public. Où trouve-t-on l’information politique, syndicale, culturelle, sur la vie de quartier ? On assiste à une aseptisation de l’expression. Sous la double contrainte des publicitaires qui ne souhaitent pas voir un espace partagé pour s’assurer une visibilité maximale et des élus que l’expression non maîtrisée des opinions de leurs administrés rebute, on observe une quasi-disparition des panneaux d’expression libre et un décalage flagrant avec le nombre et la surface des dispositifs commerciaux. Il est maintenant communément admis que les municipalités ne respectent même pas le faible seuil imposé par la loi pour ces espaces libres. Les discussions lors du Grenelle de l’Environnement pour tenter de rééquilibrer les choses ont été caricaturales et ont globalement conduit à une aggravation de la situation. Les connivences entre les hommes politiques et les publicitaires ont d’ailleurs pu clairement apparaître lors de ces débats. La gauche revenue au pouvoir devait rouvrir le dossier, il n’en a bien sûr pas été question.

Au-delà de la critique de la publicité s’étalant en 4×3 dans nos rues et des messages qu’elle véhicule, la décision de Grenoble questionne donc surtout le rôle de l’élu local et la portée politique de ses décisions sur l’organisation de la vie collective. On peut comprendre qu’il soit surprenant pour certains que des élus respectent leurs promesses électorales. Mais il ne faut pas s’y tromper, si la réaction des publicitaires est si violente dans la presse, c’est bien parce que l’émancipation des élus leur est insupportable et qu’elle remet en cause les fondements même de leur modèle économique. Oui, remplacer des panneaux de publicité par des arbres et des panneaux d’expression libre est un acte politique fort. Par la simple application du bon sens politique, nous sommes face à une initiative profondément subversive. Grenoble ouvre ainsi la voie à une réappropriation de l’espace public par les concitoyens. Cette décision a une portée nationale. Elle doit provoquer le débat dans toutes les municipalités. À qui le tour ?

 

http://www.deboulonneurs.org/

Nicolas Hervé, membre du Collectif des Déboulonneurs.

 

Saint-Oma, “La Bête curieuse” (2014)

La-bête-curieuseCliquez sur l’image pour l’agrandir.

René Gruau, “Le rouge baiser” (vers 1950)

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Affiche publicitaire pour une série de rouges à lèvres inventée par Paul Baudecroux en 1927, « Le rouge baiser », cliquez dessus pour l’agrandir. Le dessin date de la toute fin des années quarante, mais cette affiche est sans doute plus tardive.

Joliment fétichiste.

 

L’image vient des archives de Heritage Auctions.

 

Jack et Laurent Durieux seront à Paris pour l’inauguration de la galerie “Mondo Graphics” le 25 novembre (2)

 

 

Suite à ma récente présentation de Mondo et de l’activité de Laurent Durieux, je voulais montrer l’élaboration d’une œuvre antérieure à son énorme succès, Big Boy. Cliquez sur les images pour les agrandir.

 

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Les visuels viennent de la page Flickr de Laurent. D’autres images sont disponibles sur son site.

 

Bernard Heidsieck, “Vaduz” (1974)

 

« Au printemps de 1974, Roberto Altman m’a demandé de faire un poème sonore pour l’inauguration d’une Fondation d’art, à Vaduz, capitale bien connue du Lichtenstein, prévue pour le mois de juillet de cette même année, avec une exposition de Paul-Armand Gette et Jacques de la Villeglé.

J’étais invité donc à faire, à cette occasion, une Lecture/performance publique de ce texte à venir.

Vaduz ?

Vaduz !

Mais que faire de Vaduz ? Qu’en faire ? Et quel texte, quel poème en tirer ?

Quoi faire, oui !

Sinon, tourner, tourner autour, des semaines durant, autour de ce nom de “Vaduz”, en quête d’une motivation vraie, justifiant l’entreprise et ce travail. Que faire, oui, sinon tourner à la recherche d’un axe de correspondance. Le justifiant. Rigueur oblige !

Et merci pour la provocation !

Car en est sorti, après tout, Vaduz, ce texte réalisé de juin à décembre de cette même année 1974. Après avoir décidé de faire de Vaduz, ce maxi-village, capitale de ce mini-territoire situé au centre de l’Europe, de notre sublime Europe, le Liechtenstein, l’un, sans doute, des plus petits pays au monde, le centre même de notre globe, de notre fichu globe terrestre !, il s’est agit alors, de tracer sur une carte du monde, à partir de Vaduz, des cercles d’égale largeur, s’en éloignant en parallèles successives jusqu’à en boucler la surface totale.

Ce fut là la première mise à plat de ma “commande”. Le travail suivant ayant consisté à inscrire dans chacun des cercles, en partant de Vaduz, cercle après cercle, et à leur emplacement géographique, toutes les ethnies – et non nationalités – rencontrées au cours de ce parcours circulaire, toutes les ethnies possibles, vivant là, dans leur spécificité de langue, culture, coutumes, aspirations et singularités.

Encore avait-il fallu, pour ce faire, les rechercher toutes, ou tout au moins le maximum d’entre elles dans différents ouvrages et, bien entendu, au Musée de l’Homme tout particulièrement. Ainsi s’est allongée leur liste au fil de ces mois de recherche.

Puis ce fut la construction même du texte, la mise en place de la partition, à partir de tout ce matériau, avant d’en arriver, enfin, à sa place d’enregistrement, en stéréophonie, chez moi, sur un Révox A 700 récemment acquis et dont j’explorais, ainsi, sur ce texte, les possibilités variées.

La partition se présente comme un long papyrus de plusieurs mètres sur lequel figure donc la longue, très longue – insupportable presque même – énumération de mes ethnies et qu’il m’appartient de dérouler, petit à petit, lors de mes Lectures publiques.

En dépit d’une Lecture qui se doit d’être extrêmement rapide, dans la variété de ses rythmes successifs, prise comme elle doit l’être dans un flux physique et sonore torrentiel, il y a dans le déroulement de ce papyrus, de cette longue liste, qui finit par s’accumuler sur le sol, une volonté implicite d’en marquer visuellement, pour l’auditoire, le poids, la variété, la beauté, l’affolante ou paniquante richesse.

Ce texte, tout compte fait, ne fut pas achevé en temps voulu pour la date d’inauguration de ma Fondation d’art de Vaduz. Aussi l’ai-je lu, depuis lors, dans de très nombreuses villes, sur plusieurs continents, mais c’est ainsi que ce “Vaduz” n’a, jusqu’à présent, jamais été lu à Vaduz ! »

 

Bernard Heidsieck, mai 1989.

 

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Extrait de Vaduz, livre (et CD) publié à Marseille par Al Dante en 2007. L’éditeur a publié quatorze œuvres de Heidsieck. Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

La vidéo a été filmée le 17 mai 1996 à Rennes.
 

Bernard Heidsieck, ce très grand poète sonore, nous a quitté le 22 novembre et avec lui l’espoir que j’entretenais depuis des lustres de finir par le voir et l’entendre lire un de ses textes, en particulier Vaduz que je chéris.

 

Man Ray et les Rolling Stones

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Ébauche pour les Rolling Stones, Exile On Main Street, vers 1972, photomontage et technique mixte sur papier, 30,8 x 30,8 cm. Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

 

Commentaire de Sotheby’s :

« En 1972, Charlie Watts, le batteur des Rolling Stones, et Dominic Lamblin, leur manageur français, rencontrèrent Man Ray afin qu’il dessine la pochette de leur album Exile on Main Street. Nous ne savons pas si d’autres modèles furent créés ou soumis au groupe, mais ce qui est certain, c’est que celui imaginé par Man Ray ne fut jamais utilisé. Dans ce projet, les visages de chacun des membres du groupe étaient disposés sur la face d’un dé de manière à en remplacer les points. Le choix de cette représentation rappelait ainsi le titre de la 5ème chanson de leur album : Tumbling Dice. »

 

J’ajoute qu’estimée entre 3 000 et 5 000 euros, cette esquisse s’est vendue à 3 000 euros, c’est-à-dire relativement peu cher étant donné la rencontre qu’elle symbolise.

Un grand merci à Laurence qui m’a déniché cette perle rare.

 

L’affiche de David B. pour l’édition 2014 de So BD à Paris les 28, 29 et 30 novembre

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Le salon aura lieu à l’Espace des Blancs Manteaux, Paris IVe. Son site. Cliquez sur l’affiche pour l’agrandir.

 

Parmi les nombreuses manifestations, j’attire votre attention sur ce débat où interviendra Antoine Sausverd, l’animateur de l’excellent site Töpfferiana.

« Histoire de la bande dessinée : la place de Rodolphe Töpffer »
Dimanche 30 novembre, de 15 h à 16 h, Salle 1.

Après les propositions avancées il y a quelques années par Thierry Smolderen, la réédition fortement complétée du livre de Thierry Groensteen sur Rodolphe Töpffer fait progresser le débat sur l’élaboration de ce qui deviendra au XXe siècle le neuvième art. Avec ses « histoires en estampes », Töpffer est-il « l’inventeur » de la bande dessinée, créant une nouvelle forme de littérature, en lui donnant un nom et en jetant les bases d’une théorie du genre ? Ou son rôle s’inscrit-il dans un contexte plus large ? La bande dessinée a-t-elle connu plusieurs « naissances » auxquelles auraient participé le dessin humoristique, les tendances artistiques de l’époque ou encore les technologies émergentes ?

Animateur : Antoine Sausverd.
Intervenants : Thierry Groensteen et Thierry Smolderen.

 

Parution du troisième volume des rééditions de “Kazy Kat” de George Herriman

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George Herriman, Krazy Kat, Vol. 3, 1935-1939, Montreuil, Les Rêveurs, 26,5 x 37 cm, 272 p., couverture quadri, dos toilé, intérieur couleur.

Traduit par Marc Voline.

Les précédents volumes, le site de l’éditeur.

 

Jack et Laurent Durieux seront à Paris pour l’inauguration de la galerie “Mondo Graphics” le 25 novembre

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Jack et Laurent Durieux inaugurent la galerie « Mondo Graphics » de Dominique Besson, un marchand d’affiches anciennes qui ouvre un espace exclusivement réservé à la présentation et la vente des affiches sérigraphiées de Mondo. J’ai beaucoup évoqué cet éditeur américain installé à Austin au Texas tant il a œuvré à redonner au plus grand nombre le goût du graphisme et fait connaître mondialement de jeunes artistes tels Olly Moss, Ken Taylor, Jay Shaw, Kevin Tong, Tyler Stout, Tom Whalen, Martin Ansin, Phantom City Creative, Kilian Eng, Jason Edmiston, We Buy Your Kids, Vania Zouravliov, DKNG et utilisé les talents de personnalités reconnus comme Alex Ross, Mike Mignola ou Francesco Francavilla. (Comme vous l’aurez remarqué, il n’y a pas une seule femme parmi les artistes invités par Mondo.)

Largement reprises sur les sites dédiés à la culture Geek et bientôt au-delà, le succès de Mondo a suscité des vocations, on ne compte plus le nombre de petits éditeurs qui, sur le même modèle, impriment des affiches de films. Celles de Mondo, bien que peu onéreuses, ne sont pas des œuvres auxquelles on accède aisément, c’est le moins que l’on puisse dire, tirées à très peu d’exemplaires (300 à 400 ex. en moyenne pour le monde entier, numérotés et le plus souvent signés), elles partent via Internet en moins de deux minutes – ce n’est pas une blague. D’où l’intérêt pour le public de pouvoir se rendre dans cette galerie parisienne qui ne montre que leurs affiches, car à moins de voyager à Austin, on ne les verrait pas autrement.

Laurent Durieux qui vit à Bruxelles est l’exemple type de l’artiste dont Mondo a fait en quelques commandes une vedette du graphisme. Il faut dire que son œuvre impressionne, sa minutie, son sens de la couleur et de la composition l’imposent comme un des grands parmi les contemporains. Et si je ne le montre pas aussi souvent que je le voudrais, c’est que j’éprouve les plus grandes difficultés à dénicher des fichiers de ses œuvres en grand format, comme pour cette récente affiche du Parrain de Coppola, qui est belle à pleurer, ou The Day the Earth Stood Still (Le jour où la terre s’arrêta, 1951).

Voici un travail récent que Laurent a réalisé pour Nautilus Art Prints, une maison d’édition que dirige son frère Jack et qui a débuté ses activités au début de l’année 2014, précisément avec ces deux affiches en hommage à Jules Verne, hommage qui je l’espère appellera d’autres réalisations. Comme chez Mondo, le travail est décliné en deux versions, la regular et la variant, elles gardent le même dessin, seules les couleurs changent. J’ai récupéré les nombreux détails de Voyage au centre de la Terre (1864) sur les pages Facebook de Laurent et Jack. J’essaierai de montrer d’autres affiches dans les jours qui viennent. Cliquez sur les images pour les agrandir.

 

 

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Inauguration de « Mondo Graphics » au 7 rue Choron (Paris IXe), le mardi 25 novembre à 18 h 30 en présence de Laurent et Jack Durieux. Le site de la galerie est ici.

 

Brian May sera le 24 novembre à la librairie “Le Monte-en-l’air” à Paris pour montrer ses diableries

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Ma première surprise a été d’apprendre que Brian May, le guitariste de Queen, était devenu astrophysicien. J’ai fait répéter trois fois mon interlocuteur et, dès que j’ai pu, j’ai vérifié l’information sur Google, il l’est effectivement, mais en ayant beaucoup avancé ses études avant que Queen ne rencontre le succès, l’obligeant à tout suspendre. Je pensais donc que Brian May se déplacerait à Paris pour parler d’astrophysique.

En fait, non, il a d’autres passions, dont une qui a constitué ma deuxième surprise : il vient au « Monte-en-l’air » le lundi 24 pour présenter un livre sur les stéréoscopes ayant pour thème l’Enfer. Ce sont des photographies présentées en double-vue qui, grâce à un appareil optique, apparaissent en relief, annonçant l’actuelle 3D. Ces images viennent de France et datent du Second Empire où elles étaient très populaires ; avec ses amis de la London Stereoscopic Company, Brian May a constitué une collection exceptionnelle de stéréoscopes, la seule complète au monde. Ajoutons qu’avec Grandville, dont Queen s’est inspiré pour illustrer la pochette de l’album Innuendo (1991), on constate que Brian May possède une connaissance aigüe du graphisme et des curiosités françaises du XIXe siècle.

 

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L’ensemble des images vient du site de la London Stereoscopic Company. Cliquez dessus pour les agrandir, elles sont incroyables. La page de cet évènement au « Monte-en-l’air » sur Facebook et sur le site de la librairie.

Brian May, Denis Pellerin, Paula Fleming, Diableries, Stereoscopic Adventures in Hell, The London Stereophonic Company, 2013, 24,9 x 32,5 cm, 280 p.

Traduction française en 2014 par les Éditions de la Martinière sous le titre Diableries, Aventures stéréoscopiques en enfer (24,6 x 32 cm, 280 p.).

 

 

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Badge vintage des Rolling Stones

 

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Ce badge vient d’une vente en cours sur eBay ; il reprend légèrement modifié le dessin original de John Pasche, l’inventeur du logo. Ayant perdu le mien, beaucoup plus précieux que celui-ci, je me rattrape comme je peux.

 

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